Anne Caillon : "Ma fille de 6 ans est accro à la série"

 © TF1
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La comédienne, qui interprète Flore dans le feuilleton quotidien, nous parle de cette aventure pas comme les autres.

N’éprouvez-vous pas le sentiment d’avoir une nouvelle vie depuis bientôt dix mois ?

Si, c’est totalement bouleversant. Quand on m’a proposé le projet, on m’a d’emblée demandé si j’avais un enfant en bas âge et si j’étais encore avec le papa. J’ai d’abord été très étonnée, et puis j’ai compris pourquoi. Ma vie est partagée entre deux villes, c’est toute une organisation.

En même temps, n’est-ce pas une expérience motivante ?

C’est très chouette. L’étonnant, c’est que finalement, on s’est fait une famille là-bas aussi. Même ma fille, qui a 6 ans, se considère un peu comme sétoise, car elle y vit quand elle vient me voir. En plus, la ville est sympa. Quand on est sur un tournage, on est un peu triste quand ça se termine. Alors que là, c’est la vie qui continue.

Ce bouleversement du quotidien ne vous a pas fait hésiter ?

Eh bien, non. Il me permet de me consacrer au travail, et quand je reviens à Paris, j’apprécie d’autant plus de retrouver ma famille.

Votre fille suit-elle la série ?

La diffusion a commencé au moment des vacances scolaires. Je n’avais pas beaucoup de temps à lui consacrer, et elle regardait le feuilleton tous les soirs pour me voir. Du coup, on a eu elle et moi une conversation sur ce qui est vrai et sur ce qui ne l’est pas. Elle a compris que c’était du jeu et ça l’amuse énormément. Elle est même devenue accro.

Cela lui a-t-il donné des velléités de suivre un jour votre chemin ?

Elle est venue sur le tournage. Après, elle voulait qu’on fasse pareil à la maison. C’est papa qui filmait. Mais elle veut aussi être chanteuse ou vétérinaire. C’est très fluctuant…

La bonne entente qui règne sur le plateau aide à faire passer les cadences de travail intenses ?

Si on ne s’entendait pas, ce serait compliqué. Il y a un climat très précieux qui s’est créé entre nous.

Quel regard portez-vous sur Flore, votre personnage ?

C’est quelqu’un d’entier, très à l’écoute de ses sentiments, une belle personne. Elle sait garder un cap et est toujours sincère. Parfois, elle redevient adolescente par ses hésitations : "Est-ce que je vais habiter avec lui ? Est-ce que je fais un enfant ou pas ?" Elle retrouve une jeunesse qui lui a été un peu volée par le décès de son mari.

Un souvenir qui sort du lot ?

Il m’est arrivé, une fois, de passer le week-end à Sète. On était tous là-bas et on a fait la fête comme des dingues jusqu’à 6 heures du matin. Le jour se levait, on était dans une autre vie, on était ailleurs, on avait 13 ans… C’est un très beau souvenir.

Vous aviez tourné dans "Basic instinct 2", est-ce un souvenir à la fois fort et frustrant ?

Je l’ai vécu, c’est tout ce qui compte. C’est assez fou, j’ai quand même tourné avec Sharon Stone ! On s’est embrassées, elle embrasse très bien. J’ai été un peu déçue d’être coupée au montage. Reste que tourner dans les studios de Pinewood, avec Sharon Stone, à aucun moment je ne l’ai regretté. C’était génial !

"Demain nous appartient", ce soir à 19 h 20 sur TF1.

Bernard Alès

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