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17 / 01 / 2017
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People | 23 Décembre 2016

Timothy : "Il manque une émission comme "10 qu'on aime""

Timothy :
© J.F. Lepage
Le chanteur belge, révélé dans les années 70 avec "Mona-Lisa", revient avec un album différent, après avoir cartonné 40 ans au Portugal.

Votre dernier album date déjà de 13 ans. Pourquoi ce retour maintenant ?
S’il y a eu une si longue période, c’est parce que j’étais fatigué un peu de tout : de la scène, du studio… Je me suis davantage consacré à la composition de génériques et de publicités. Et puis, mon éditeur portugais m’a dit que ça faisait 40 ans que je marchais au Portugal. Il m’a proposé de faire un best of. J’ai refusé. J’ai proposé un album original qui représente ce que je suis aujourd’hui. Et j’y ai pris un plaisir fou après autant d’années de disette. L’album est entièrement en français, en dehors d’un titre en portugais.

Vous y évoquez tous les thèmes qui vous touchent, à commencer par une chanson sur les attentats…
J’ai été extrêmement choqué comme tout le monde par ces actes. En plus, la fille d’un de mes amis a été tuée au Bataclan. Le texte de la chanson "Des larmes d’étoiles" m’est venu en trois minutes.

Il y a pas mal de sujets sociétaux : l’euthanasie, la place des femmes dans la société.
Effectivement. La chanson sur l’euthanasie est un hommage déguisé à mon grand-père qui a choisi de partir ainsi. Personnellement, si je devenais grabataire, je voudrais aussi pouvoir choisir.

Ce sont des thèmes auxquels on ne s'attend pas forcément de la part de quelqu’un qui a eu l’étiquette de chanteur de charme…
J’étais ce qu’on appelait à l’époque un chanteur à minettes. Pendant des années j’ai énormément souffert de cette image. Dans l’esprit des gens, c’est synonyme de chanteur un peu con et incapable d’écrire des textes un peu plus évolués. J’ai passé ma carrière à lutter avec mes producteurs qui me disaient que ça ne marcherait jamais. Mais aujourd’hui que je ne suis pas dans le besoin de vendre des disques, que je suis libre de faire ce que je veux, j’ai décidé de faire quelque chose qui me plaît, sans me laisser dicter ma conduite, quitte à me planter. Je me suis fait plaisir avec cet album et les critiques que j’ai eues sont jusqu’ici plutôt élogieuses. Je voulais montrer que je pouvais faire quelque chose de différent. Désormais, l’album est même sorti en Corée !

Le public belge ne vous a pas oublié ?
Au moment de faire l’album, mon fils m’a ouvert un compte Facebook sur lequel on a mis des clips et j’ai eu plein de retours du public belge. Le lien entre nous était toujours là.

Quel souvenir gardez-vous du succès de "Mona-Lisa" ?
Je ne vais pas cracher dessus, car ça m’a permis de devenir ce que je suis aussi, bien que sur le plan matériel, j’avais un contrat qui bénéficiait surtout à mon producteur. Je ne me suis pas enrichi avec ce titre, je n’ai touché que des clopinettes. Mais c’était une belle époque, où j’ai vécu des choses que je n’aurais jamais imaginé vivre. J’ai eu des salles remplies, j’ai voyagé partout dans le monde grâce à ce succès, même si je n’étais pas satisfait sur le plan artistique.

L'essentiel de votre carrière a eu lieu au Portugal. Comment expliquez-vous ce phénomène ?
J’ai eu du bol ! Il faut toujours une part de chance. En 1976, lorsque je suis arrivé au Portugal, on était juste après la Révolution des œillets, et la télé ne diffusait que des chants révolutionnaires qui ont fini par lasser le public. Je suis arrivé avec Art Sullivan – on partageait le même producteur -, on a fait une télé et dès le lendemain on vendait 25.000 disques par jour. Les gens étaient en demande de variétés. Finalement, comme je cartonnais là-bas et que je commençais à avoir plus difficile en Belgique et en France, je me suis installé au Portugal. Il y a une année où j’y ai fait 365 spectacles. Un par jour.

On vous a revu en Belgique à la fin des années 80, début des années 90, à l’époque de "10 qu’on aime"…
Oui, j’ai fait l’émission une douzaine de fois. Ça m’a permis de refaire des spectacles, d’être remis sous les spotlights. Le problème pour les chanteurs belges aujourd’hui, c’est qu’il n’y a plus d’émission de variétés comme ça. Ça manque réellement. On pouvait critiquer ce programme mais ça permettait à des chanteurs de vivre de leur métier. Il y a beaucoup de talents chez nous, mais qu’on ne met pas en lumière.

Frédéric Seront

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