[11:43] "Le fidèle" : entre amour et banditisme [10:51] Elizabeth Bourgine : "Thimothy Dalton et moi, on s'entendait très bien" [10:01] Pas de saison 2 pour "Girlboss" [17:14] Yannick Carrasco est un homme marié ! [16:37] Des pépins pour Miss Raisin [15:50] Terminé les "Expendables" ? [13:35] Jamel a retrouvé Astérix [11:32] Un film consacré au massacre d'Utøya [11:10] Sam Taylor-Johnson heurtée par "50 nuances de Grey" [18:07] "Arrow", "The Flash" : un nouveau crossover !
26 / 06 / 2017
EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrerEnregistrer

Actu | 21 Avril 2017

Stone, son monde est Stone

Stone, son monde est Stone
© Reporters
L'ex-épouse d'Eric Charden se livre dans une autobiographie sans fard. Le sexe, ses amours, le succès, la drogue : l'interprète de "L'avventura" dit tout ! Extraits de notre interview.

D’emblée, vous écrivez que votre vie se résume à quelques chansons mais surtout à beaucoup de chance…
C’est vrai. Il faut relativiser les choses. Bien sûr, il faut un certain talent, mais après, c’est le destin et la chance qui entrent en jeu. Etre là au bon endroit au bon moment, rencontrer les bonnes personnes.

Vous devez aussi beaucoup aux… Rolling Stones !
(Rires.) Effectivement. Tout d’abord ma coiffure, cette fameuse coupe si typique. J’étais fan des Stones et j’ai décidé de copier la coiffure de Brian Jones. Du coup, on a commencé à m’appeler « la petite Stone ». Et lorsque j’ai dû choisir un nom de scène, Stone s’est imposé.

Eric Charden a été votre époux durant dix ans et vous avez continué votre duo ensuite jusqu’à son décès, en 2012. Pourtant, votre première rencontre n’augurait rien de bon !
C’était en 1966. Je participais à l’élection de Miss Beatnik pour le lancement d’une boîte de nuit. Concours que j’ai d’ailleurs gagné. Et il faisait partie du jury. Mais il était complètement ivre. Au passage, il n’a même pas voté pour moi. Heureusement, il s’est rattrapé après.

Votre livre, c’est aussi la description du monde du showbiz des années 1970, avec un train de vie assez délirant : appartement de 600 m2, Rolls-Royce… Avec le recul, ça ne vous a pas paru futile?
C’est Eric qui voulait ça. C’était un flambeur. Il n’envisageait pas de vivre en mettant des sous de côté. Quand il avait 500, il dépensait 600. Mais cet appartement, c’était génial quand même. On y a passé de très bons moments. Il y avait une table de ping-pong dans l’entrée, six voitures dans le parking, trois motos… Mais ça a duré deux ans seulement.

Vous faisiez jusqu’à 300 galas par an. De la folie ! Et quand vous accouchez de votre fils Baptiste, vous repartez en tournée neuf jours après…
Ç’a été très dur. Je me suis retrouvée avec des montées de lait en plein concert. Plus dramatique, Baptiste a fait une septicémie. Il était à l’hôpital et je devais continuer la tournée alors qu’il risquait de mourir. Heureusement, dans les années 1980, quand j’ai eu mes deux autres enfants, avec mon second mari, Mario, j’ai pu m’en occuper pleinement.

Comment expliquez-vous le succès de votre duo avec Charden ?
C’est toujours difficile à expliquer. Bien sûr, les chansons sont efficaces. Mais avant nous, aucun duo homme-femme n’avait fonctionné en France. Le public n’imaginait visiblement pas un couple chanter ensemble. On a été les premiers. Après, tout le monde nous a copiés. Johnny et Sylvie, Sheila et Ringo… Ils ont tous fait des duos. Et dans les années 1980, il y a eu Peter et Sloane. On a ouvert la voie. Eric disait que, au-delà des chansons, on a représenté un phénomène social.

Votre divorce d’avec Eric est un cas d’école tant il est harmonieux !
Ce qui a aidé, c’est qu’on était tous les deux casés. J’avais Mario et lui sortait avec une autre fille, Pascale. On travaillait tous à l’époque sur la comédie musicale « Mayflower », écrite par Eric. Durant trois mois, on a d’ailleurs vécu à quatre dans notre appartement. Bon, il était grand… (Rires.) Mais on s’amusait bien.

Au départ, Mario était pour vous un coup d’un soir… qui dure depuis quarante-deux ans !
Oui. Avec lui, j’ai découvert le vrai plaisir physique. Ç’a été une révélation. J’avais 28 ans. Avec Eric, pas question de fellation ou de cunnilingus. Ça, c’était réservé aux maîtresses ou aux prostituées, pas à son épouse officielle.

Le duo Stone et Charden a continué malgré le divorce. Et c’est même Mario qui en est devenu le manager. Ça n’a jamais créé de tensions ?
Non. Au contraire, Eric était ravi de ne pas avoir à s’occuper des contrats. Il avait une confiance totale en Mario.

A 19 ans, une voyante vous a prédit que vous alliez mourir brutalement à 70 ans. Vous y croyez ?
On verra bien. C’est vrai que l’essentiel de ce qu’elle avait prédit s’est produit. J’aurai 70 ans le 31 juillet. Est-ce que ça arrivera ? Advienne que pourra ! Je n’ai en tout cas pas peur. Je crois en un ailleurs après la mort.

La suite de cet entretien dans votre Ciné-Télé-Revue. Actuellement en librairie.

Frédéric Seront


Complètement Stone, Robert Laffont, 380 p.


imprimer imprimer
Digg FaceBook Linkedin MySpace Twitter

Voir toutes les affiches Voir tous les programmes