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26 / 06 / 2017
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Télé | 04 Mars 2017

Sophie Garel : "Jean Yanne était très macho"

Sophie Garel :
© Archives CTR
Alors que France 2 consacre ce soir une émission-hommage au comédien, celle qui fut son premier, mais aussi son dernier amour évoque pour nous l'homme qu'elle a aimé passionnément.

Que pouvez-vous nous dire sur le Jean Yanne qui a partagé votre vie ?
Il y a eu de bons moments et de moins bons aussi. Les premiers étaient, effectivement, baignés dans le Jean Yanne. C’est-à-dire très drôle, très charmant, très séducteur.

Il était le roi des provocateurs. On se souvient des P.V. de stationnement qu’il empilait sur son tableau de bord. Sans oublier les sabots de Denver qu’il amassait…
Je peux même vous dire que c’est avec une épingle de mon chignon qu’il arrivait à les extraire des roues de sa voiture. Provoquer, c’était sa façon de vivre. S’il avait vécu quelques années de plus, il aurait fini en prison. Il ne payait pas ses impôts. Il vivait soi-disant aux Etats-Unis alors qu’il restait enfermé chez lui dans la Marne. Il estimait qu’il n’avait pas à donner de l’argent à l’Etat français. Il a attaqué le Pape, tous les politiques, jusqu’aux vendeurs d’artichauts de Bretagne, lesquels sont venus déverser un amas d’artichauts devant RTL Radio.

Une des grandes déceptions de Nicole Calfan (son autre compagne) a été de n’avoir jamais réussi à renouer avec lui. Et vous ?
Notre séparation a été plus brutale, mais en même temps, on a eu la chance de se retrouver les dix dernières années de sa vie. Il a retrouvé notre fils Thomas (né en 1970) avec une grande émotion.

Jean a refusé d’élever votre fiston. Comment avez-vous vécu ça ?
Disons qu’il n’a pas voulu qu’il y ait une interruption de grossesse, mais il m’a dit : « Tu as gagné un enfant, tu as perdu le bonhomme. » Il est revenu très tard, puisque notre fils avait 20 ans. Et là, cela a été une grande histoire d’amour entre eux. Pour moi, c’était formidable. J’ai été témoin de ce dont je rêvais pour mon fils. J’étais tellement heureuse de les voir se retrouver et de le retrouver moi-même.

A l’époque, vous lui en avez voulu ?
Terriblement. J’avais 27 ans et j’étais encore en jupons gonflants et en ballerines. Mais je m’en suis bien sortie.

On connaît votre humour, mais le sien, comment était-il ?
Tout d’abord, mon humour, je lui en dois une bonne partie. Dans notre histoire privée, il était très macho. J’étais « sa chose ». Je me suis soumise. J’ai été passionnément admirative et aussi enrichie par cet homme. Il m’a beaucoup brutalisée, mais au final, ça a été aussi une belle richesse. Ce gars-là avait tout. Pour une jeune femme, c’était le nirvana. Avec Nicole Calfan et avec Mimi Coutellier, qui, je crois, a été la femme de sa vie, je pense qu’il a été différent. Moi, j’ai été la première et c’était le début de sa vie extraconjugale et de sa vie d’artiste qui réussissait.

Comment se sont passées vos retrouvailles ?
Je pense que j’ai été sa première et sa dernière histoire. Thomas et moi, nous étions là. Le jour où il est mort, nous devions déjeuner ensemble. J’ai appelé, appelé, jusqu’au moment où j’ai su qu’il était décédé. Et c’est mon fils qui a été reconnaître un père qui ne l’avait pas reconnu.

Bernard Alès


"On a tous en nous quelque chose de Jean Yanne" - 20 h 55 - France 2


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