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25 / 02 / 2017
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| 24 Novembre 2016

Patrick Weber : Ma lettre au prince Laurent

Patrick Weber : Ma lettre au prince Laurent
© Reporters
La chronique royale quelque peu particulière cette semaine... Le journaliste adresse un courrier osé au prince de notre royauté.

Je vais me permettre une audace inédite. Après la dernière fête du Roi et la polémique autour de l'attitude du prince Laurent, je m'adresse directement au frère de Philippe. Je lui envoie une lettre ouverte pour lui poser quelques questions et lui livrer mes impressions. En toute humilité, d'homme à homme.

« Les Belges vous aiment beaucoup »

Monseigneur,

J'ai beaucoup hésité avant de rédiger cette lettre et de vous l'adresser. Je me suis demandé quelle était ma légitimité à vous envoyer un courrier qui plus est partagé avec tous les lecteurs de Ciné-Télé-Revue. Puis, j'ai choisi de bousculer les conventions et saisi ma plume. « Bousculer les conventions », je sais que cette notion ne vous est pas étrangère. Vous êtes le premier à donner des grands coups de pied dans les fourmilières de l'establishment. Et c'est d'ailleurs parce que vous n'êtes pas un prince comme les autres que les Belges vous aiment, en dépit des coups de gueule, des polémiques et des bouderies.

Je vous ai observé lors de cette dernière fête du Roi et, franchement, j'ai été sincèrement peiné. Pour une fois, la famille royale était réunie presque au complet : Albert II et Paola, Astrid et Lorenz. Et puis, vous êtes arrivé... Une entrée en scène qualifiée de glaciale par la plupart de mes confrères. Vous avez feint de ne voir ni votre père, ni votre mère, vi votre soeur, ni votre beau-frère, et vous vous êtes contenté de saluer le doyen de Bruxelles, Claude Castiau. Impossible de ne pas voir la réaction désolée de votre mère, la reine Paola, qui s'attendait visiblement à un minimum de contact et de marques d'affection. Dès lors, votre attitude étrange est devenue le point d'intérêt principal de cette fête du Roi, « l'incident » dont tout le monde a parlé.

Monseigneur, nous ne nous connaissons pas bien, mais nous avons eu l'occasion de discuter à plusieurs reprises. Je fais partie de ces journalistes qui vous ont toujours défendu, parce que je pense que vous avez une personnalité attachante et que je pressens que votre comportement trahit de grandes souffrances, venues du monde de l'enfance. Vous avez toujours placé l'amour au coeur de votre vie et souvent confié à quel point il n'était pas facile de grandir sans preuve de celui-ci. Vous avez cherché votre voie et imposé vos choix, quitte à choquer ou à provoquer les railleries. Vous êtes déconcertant, jusque dans vos contradictions : vous tenez à votre rang et en même temps, vous rejetez les conventions et les lourdeurs du protocole. Vous fuyez les médias et vous en êtes en même temps l'un des principaux points d'attraction. Quand je vous ai vu ce fameux 15 novembre, j'ai aperçu une grande tristesse sur votre visage. Derrière votre attitude, on devine la fragilité d'un homme en perpétuelle rébellion face aux exigences de la vie officielle. Même pour la photo, vous n'aviez pas envie de faire semblant, vous n'êtes pas le genre d'homme à dissimuler vos sentiments.


Patrick Weber


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