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24 / 06 / 2017
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Actu | 03 Mars 2017

Patrick Bruel : "Jean-Jacques me manque"

 Patrick Bruel :
© D.R.
Avec le départ de Goldman, l'interprète de « Casser la voix » est désormais le plus ancien des Enfoirés, dont il fait partie depuis 1993.

Avec l'arrivée des petits nouveaux de cette édition 2017 des "Enfoirés", Amir et Kendji en tête, il ne faudrait pas oublier pour autant les anciens. Et à ce petit jeu, c’est Patrick Bruel qui est désormais en quelque sorte le patriarche, lui qui en est à sa vingt-cinquième édition. Nous l’avons interviewé à chaud, juste après l’enregistrement à Toulouse.

Que pensez-vous de ce nouveau cru ?

C’est une super-belle édition. On s’est beaucoup amusés, il y a de très jolis tableaux. Chaque année, on a l’appréhension de ne pas être aussi bien que la fois précédente, mais là, en l’occurrence, on est contents.

On a l’impression que les Enfoirés sont un peu attendus au tournant…

Pourquoi ? Parce qu’il n’y a plus Jean-Jacques ? Honnêtement, il n’y a aucune pression. Je n’avais pas de doute sur la qualité du spectacle qu’on allait offrir. Après, à titre personnel, oui, Jean-Jacques me manque. Je ne l’ai plus à côté de moi dans les vestiaires pour commenter ce qui se passe. C’est vers lui que les regards se tournaient lorsqu’on avait 15 secondes pour prendre la bonne décision. C’est très rare de rencontrer quelqu’un qui soit à ce niveau de sans-faute sur le plan professionnel, humain et affectif. Il a tellement bien œuvré pour les Restos du Cœur qu’il a laissé une trace chargée de règles qui perdurent. Coluche a installé un esprit, Jean-Jacques l’a poursuivi et on a tous fait de notre mieux pour le perpétuer.

Vous ne lui en voulez pas d’avoir arrêté ?
Non, il n’y a aucun abandon, aucune fuite. C’est quelqu’un qui a tellement donné… Il est associé à vie aux Restos du Cœur.

Le show semble plus moderne, moins basé sur la nostalgie. Il y a davantage de chansons récentes…
On s’adapte aux nouveautés mais aussi aux artistes qui nous rejoignent. Amir fait notamment une entrée fracassante. Il a tout pour faire un Enfoiré : il chante bien, il est sympa, très souriant, il prend un plaisir fou. Son intégration a été instantanée.

En tant qu’ancien, vous prenez les petits nouveaux sous votre aile ?

Uniquement à leur demande. Je suis dispo s’ils le souhaitent. J’avais ainsi entretenu des rapports très forts avec Christophe Maé quand il nous avait rejoints. Nolwenn, c’est moi qui l’avais fait entrer dans la troupe. Maintenant, il y a Amir. On a un lien solide. Il a interprété sa première chanson sur scène en Israël avec moi alors qu’il était totalement inconnu. Il avait adapté « J’te l’dis quand même » en hébreu. Il est comme un petit frère pour moi.

C’est quoi la principale qualité pour être un Enfoiré ?
Il faut jouer le jeu. Ce n’est pas toujours évident de laisser son ego au placard, d’avoir de l’autodérision, de penser un petit peu plus aux autres qu’à soi, de se mettre à disposition d’un projet. Mais ça vaut le coup ! Et je veux le rappeler : les artistes ne touchent rien. Aucun n’est payé. J’en suis garant.

Frédéric Seront



Restos du cœur – *** – 20 h 55 – TF 1


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