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20 / 01 / 2017
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Ciné | 11 Janvier 2017

Nous avons vu "Nocturnal animals"

Nous avons vu
Très stylisé, le nouveau film du couturier Tom Ford, où la violence cotoie la vacuité, laisse des traces sur ceux qui l'ont vu.

Sept ans après le bouleversant "A Single Man", le couturier Tom Ford a ciselé un autre morceau envoûtant de cinéma qu’il a aussi écrit. Le personnage central de "Nocturnal Animals" est Susan (Amy Adams), une galeriste de Los Angeles qui vit dans l’aisance matérielle et dans l’ennui le plus profond. Quand elle était étudiante, elle a écouté sa mère et épousé un bel homme riche pour lequel elle a quitté son premier amour, Edward (Jake Gyllenhaal), un écrivain sans le sou… Le film commence au moment où elle et son mari Walker (Armie Hammer), n’ont jamais été éloignés l’un de l’autre. Un jour, elle reçoit un manuscrit signé Edward, "Nocturnal Animals", qui la trouble au plus haut point et la fait se sentir… vivante. Il s’agit de l’histoire ultra-noire d’une famille qui bascule dans l’enfer. Edward y est le personnage du père, Tony Hastings, et Susan sait qu’il a pensé à elle pour créer celui de la mère, qui a les traits d'Isla Fisher à l'écran.

Avec ce film, Tom Ford joue clairement sur les contrastes, montrant d’une part l’existence sans relief de Susan, et de l’autre, la violence du récit d’Edward, que sa rupture avec celle-ci a anéanti... Il met aussi en lumière la douleur silencieuse de Susan, une femme trompée qui questionne son choix du passé. On est bien conscient que ce film paraîtra à certains vain et superficiel, de par sa photographie et ses ambiances très stylisées. Cela étant, sa trace est restée en nous bien après la projection, preuve qu’il véhicule quelque chose de plus profond au niveau de l’inconscient. Difficile, en tous cas, d’y être indifférent. Très « intérieure », Amy Adams y est en état de grâce. Elle était nommée aux Golden Globes pour "Premier contact", où elle excelle également.

Ce mercredi 11 janvier, l’actrice de 42 ans recevra la 2598e étoile du Walk of Fame à Hollywood. Nous y reviendrons !

Jean-Philippe Darquenne, correspondant à Los Angeles.


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