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21 / 07 / 2017
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Actu | 27 Juin 2017

Michel Sardou : "Ma grande envie est de remercier le public"

Michel Sardou :
©Reporters
A 70 ans, et après 50 ans de carrière, l'interprète de « La maladie d'amour » fait ses adieux à la musique avec une dernière tournée, qui débute cet été et passe par la Belgique, et un ultime album à l'automne.

Vous avez décidé de tirer votre révérence. C’est irrévocable ?
Oui. Je ne reviendrai pas. Ni dans cinq ans ni plus tard. C’est mûrement réfléchi. Ma voix ne peut que baisser. Et je n’ai pas de chansons qui supporteraient de baisser beaucoup. « Les lacs du Connemara » avec deux tons en moins, c’est plus du tout « Les lacs du Connemara ». Donc, je ne me vois pas revenir après.

D’autres ont eu des regrets. Et là, on pense à Charles Aznavour, Eddy Mitchell ou Johnny Hallyday qui, après des adieux, sont quand même revenus…
Non, impossible pour moi. Je poursuivrai par contre avec le théâtre, qui est ma formation de base. J’aurai bouclé la boucle. J’ai commencé par cette profession et je terminerai avec elle.

Votre tournée « La dernière danse » passera par Forest National. Mais avant, vous serez aux Francofolies de Spa. A quoi doit-on s’attendre ?
Au Festival, ça se rapprochera du tour de chant final, mais je ne peux pas amener les mêmes décors qu’à Forest National. Alors on fera au mieux, on fera quelque chose de joli.

Donc, à Forest National, ce sera plus spectaculaire. Qu’allez-vous montrer à votre public belge pour votre dernier concert ?
On a mis le paquet pour faire très classe avec des effets spéciaux. C’est ma dernière représentation, et ma grande envie est de remercier le public de m’avoir suivi depuis cinquante ans. Il y aura un orchestre symphonique de trente et un musiciens. Je porterai le smoking. La totale ! L’adieu de Sinatra à Tokyo. (Rires.) J’ai souvent fait Forest National, c’est une sacrée ambiance. Le public est très chaleureux, spontané et communicatif. C’est vraiment un esprit de fête. J’adore venir chanter dans cet endroit où j’ai des souvenirs formidables.

Après autant d’années, avez-vous toujours le trac avant de monter sur scène ?
Je vais vous faire un aveu, je n’ai jamais le trac. Disons quinze secondes d’inquiétude juste avant le début : la voix sera-t-elle bien présente ? Après, j’entre sur scène et c’est fini. Pour moi, le trac, c’est la peur de se montrer.

Si monsieur Sardou devait rencontrer le petit Michel, quel conseil lui donnerait-il ?
Eh bien, je suis emmerdé… Le métier a tellement changé ! On ne cherche plus la personnalité. J’avais 19 ans quand j’ai commencé à écrire. On m’a laissé le temps d’évoluer. Maintenant, ça doit être immédiat. Il faut passer à la télévision dans « The Voice », puis vous faites directement Bercy. Pour moi, c’est une connerie ! Je suis venu à l’Ancienne Belgique avant Forest National. J’ai fait du cabaret. Et parfois même trois tours de chant par nuit. Aujourd’hui, on passe à la télé, mais l’année d’après, on vous a déjà oublié. On ne leur laisse pas le temps d’apprendre.

Marc Ducharlier


En concert aux Francofolies de Spa le 20 juillet (francofolies.be) et Forest National les 24, 25 et 27 octobre 2017 (teleticketservice.com).


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