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29 / 04 / 2017
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Télé | 17 Mars 2017

Michaël Miraglia : "Les kamikazes n'étaient pas nés pour tuer"

Michaël Miraglia :
© RTL-TVI / Jean-Michel Clajot
Le journaliste retrace ce soir le parcours des terroristes du 22 mars. Un éclairage inédit qui donne des clés pour améliorer notre vivre ensemble.

Dans le panel des émissions commémoratives autour des attentats, comment "Reporters" reviendra-t-il sur ces événements ?
Dans la première séquence, on va se centrer sur les auteurs. A travers le parcours des terroristes, cela permet de comprendre le point de basculement de ces jeunes gens. Ils étaient à des années-lumière de convictions qui les auraient poussés à commettre l’irréparable au nom de la religion. Ils n’étaient pas nés pour tuer…

Ce reportage nous donnera-t-il l’explication que la Belgique cherche depuis le 22 mars : comment des gens nés ici ont pu semer la mort ?
Nous sommes allés interroger l’entourage des kamikazes, leurs professeurs, les personnes qui les ont côtoyés. Des éléments de réponses nous seront fournis aussi par Philippe Van Meerbeeck, neuropsychiatre. L’éclairage de ce docteur en médecine, spécialiste de la psychologie des adolescents et des jeunes adultes, est interpellant pour saisir le passage à l’acte de désœuvrés. Il nous parlera des pathologies mentales provoquées par la frustration, le manque de repères. Parce que, s’il n’y avait pas la religion, entre le massacre de Bruxelles et celui de Columbine, il y a un parallèle troublant. Le même macabre objectif était à l’œuvre : faire le plus de victimes possible.

Evoquerez-vous alors les pistes de prévention pour que cela n’arrive plus ?
Cette séquence n’a pour ambition que de donner des exemples utiles afin d’allumer quelques signaux d’alerte, sans vouloir tomber dans la délation ou la paranoïa. Si ce reportage aide à mieux cerner un contexte, à être plus attentif aux changements inquiétants observés chez des jeunes, alors nous aurons contribué à faire avancer les choses.

Sur quoi se centrera la seconde partie de l’émission ?
Nous sommes partis du constat que le 22 mars a instauré un climat de suspicion généralisé. Par conséquent, nous avons voulu savoir si cela avait aussi affecté les rapports entre la police et la communauté musulmane. Aujourd’hui, quand les agents effectuent un contrôle dans la rue et qu’ils voient deux hommes en djellaba, font-ils leur travail de manière plus musclée, plus démocratique ou avec plus d’appréhension ?

Et votre conclusion est…
Eh bien, nous avons été confrontés à beaucoup de difficultés pour réaliser cette séquence, tant le sujet est délicat, complexe, révélateur de tensions. C’est devenu très compliqué pour un policier de ne pas être qualifié de flic plein de préjugés qui va d’office contrôler pour un « délit de faciès ». Heureusement, nos caméras vous montreront aussi des échanges fructueux avec des jeunes, preuve que la clé de tout se trouve dans la communication.

Antonella Soro


"Reporters" – 19h45 – RTL-TVI


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