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23 / 06 / 2017
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Télé | 12 Mai 2017

Marine Delterme : "J'ai un lien très fort avec le public"

Marine Delterme :
© Reporters
L'actrice souhaitait une saison d'"Alice Nevers" plus légère, avec davantage de comédie. Elle a été comblée ! Rencontre...

Vous tournez actuellement la 15e saison, un chiffre impressionnant !
Oui, d’autant qu’on vient de très loin. Avec Pascale Breugnot, la productrice, il y a eu tout un travail de mutation. On est tous passionnés par cette série, qu’on a fait évoluer. On est toujours en effervescence afin qu’elle soit jeune et vivante.

Jouer 12 heures par jour pendant 7 mois, c’est un sacerdoce, non ?
Nous sommes un peu comme des sportifs de haut niveau. C’est une course de fond. Il faut sans cesse être sur le coup, ne jamais relâcher l’attention, ne rien laisser passer. Alors, oui, c’est un sacerdoce, si on veut, mais il y a quand même la vie à côté. On doit garder de l’énergie pour le reste.

N’est-ce pas aussi un métier de plaisir ?
Quand on lâche prise et qu’on est content de ce qu’on a fait. C’est également agréable de retrouver de super-partenaires comme Jean-Michel Tivinelli ou Guillaume Carcaud, et l’équipe, qui est comme une famille. Mais c’est un métier de rigueur, contrairement à ce qu’on pourrait croire.

Votre vie familiale reprend ses droits le week-end ?
Oui, mais plusieurs heures sont consacrées à apprendre les textes de la semaine. Il n’y a pas que les artistes qui travaillent plus ou moins pendant le week-end. Avec les e-mails, les smartphones, il y a de moins en moins de frontière entre la vie professionnelle et la vie privée.

Le fil rouge de la série, c’est la relation à rebondissements entre Alice et Marquand. Que de péripéties…
(Rires.) C’est une saison qu’on a eu beaucoup de plaisir à jouer. On est dans la légèreté, l’humour, avec des enjeux, évidemment. Qu’on soit obligé de se marier bouleverse l’équilibre de notre relation. On doit faire semblant d’être un vrai couple devant les autres. Cela nous permet de nous découvrir, de jouer d’autres choses et de donner l’occasion aux spectateurs de montrer l’intimité de ces deux personnages. C’était notre demande, à Jean-Michel et à moi, d’avoir des épisodes avec plus de vie et de comédie. On a été bien servis. C’est un grand bonheur. J’espère que le public en aura du plaisir.

C’est un drôle de mariage : Marquand traîne les pieds pour rendre service à Alice, ça manque de romantisme !
La vie n’est jamais simple. D’un côté, il a une immense envie d’y aller, et par ailleurs, il est en couple avec une autre. Il doit gérer deux femmes en même temps, savoir où il en est. Il a des élans dont il ne se rend même pas compte. On n’est pas dans l’évidence, c’est ça qui est agréable à jouer, c’est beaucoup plus intense.

Préférer regarder qu’être regardé, c’est un grand paradoxe quand on est comédienne.
Regarder est bien plus confortable. Quand on joue, on ne pense pas aux six millions de téléspectateurs, ce serait complètement anxiogène. Donc, je « tricote » avec mon metteur en scène et la caméra, cet objet qu’on apprivoise pour essayer d’être inventif. On exerce ce métier pour raconter la trajectoire de quelqu’un d’autre. Quand on est dans une série depuis si longtemps et qu’on a une histoire d’amour avec le public, un lien très fort, on met beaucoup de soi dans ce rôle-là.

Bernard Alès


"Alice Nevers" – 20h50 – la Une


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