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24 / 08 / 2017
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Télé | 27 Mai 2017

Marie-Christine Barrault : "On ne me fait jouer que des monstres"

Marie-Christine Barrault :
Dans le nouvel épisode de "Meurtres à…", la comédienne interprète une femme peu sympathique. Un personnage étonnant pour celle qui revendique sa joie de vivre.

Qu’est-ce qui vous a intéressée chez cette veuve matriarche ?
Dans ce genre de téléfilm, c’est toujours amusant d’incarner des stéréotypes. Il y a aussi un lourd secret. C’est intéressant à défendre.

Vous campez souvent des femmes de caractère…
Je ne comprends pas pourquoi on ne me fait jouer que des monstres. Des mères épouvantables, des femmes qui tuent tout le monde. Bon, à l’âge que j’ai et avec tout ce que j’ai tourné, c’est plutôt rigolo. Un peu exotique, ai-je envie de dire. Et plus marrant que des personnages un peu bêtas. Chez l’acteur, ça éveille l’imagination.

Et souvent, les comédiens aiment s’emparer de rôles très éloignés d’eux-mêmes…
J’ai du caractère, mais je ne suis pas un monstre. Enfin, je ne pense pas. Peut-être dira-t-on après ma mort : « Oh là là, si vous saviez, quelle sale bonne femme ! » (Rires.) J’ai attendu la quarantaine avant d’accepter des rôles plutôt antipathiques. Jusque-là, je n’osais pas, par peur qu’on me confonde avec eux. J’avais besoin d’un regard aimable et affectueux du public. Finalement, les rôles de composition sont bien plus captivants. A 25 ans, je n’aurais pas eu le courage d’affronter un regard négatif. Maintenant, c’est une sorte de volupté.

Dans la série de TF 1 « Jusqu’au dernier », vous étiez carrément diabolique, non ?
C’est le mot. J’avais un mort sur la conscience par épisode. J’ai adoré. Comme les scénaristes écrivaient un peu au fur et à mesure, je leur disais : « Chargez la mule, plus il y en aura, plus je serai contente ! »

C’est une sorte de défouloir ?
Il ne faut pas exagérer, je n’ai pas besoin de me défouler. Ma vie est épatante. Non, c’est un jeu, et ça prouve qu’on sait jouer la comédie. Mon rôle dans « Cousin, cousine » était tellement proche de moi que je n’ai jamais compris pourquoi j’avais été nommée aux Oscars. J’avais l’impression d’avoir fait un documentaire sur ma vie !

Quel souvenir gardez-vous de Victor Lanoux, votre partenaire dans ce film ?
Je préfère ne pas en parler…

Vous vous décrivez comme une femme libre. On peut l’être et connaître l’amour fou, comme avec Roger Vadim ?
Je pense même que l’une des raisons pour lesquelles il m’aimait était que j’étais une femme libre. Je suis désespérée quand je vois des gens qui gâchent leur vie à aimer quelqu’un qui leur est néfaste, qui les empêche de s’épanouir.

Vous avez écrit sur votre belle histoire d’amour. Il était au courant de ce projet et vous avait dit : « Je pars en te laissant des devoirs de vacances. » Joli ! Il était donc assez serein ?
Devant la douleur et la maladie, il a été un prince. Il ne s’est jamais plaint. Je crois qu’il n’avait pas envie de mourir, mais il l’a accepté. Mais était-il serein ? On ne peut pas répondre, même pour quelqu’un qu’on aime autant.

Il avait le sens du bonheur, et visiblement, il savait le faire partager…
Ah oui ! Je l’ai aussi. C’était écrit que deux personnes comme nous ne pouvaient que se plaire et être bien ensemble.

Vous accompagne-t-il toujours ?
Oui. Dans la gaieté et la joie de la vie.

Bernard Alès


"Meurtres à Strasbourg" - 20h55 - France 3


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