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22 / 08 / 2017
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Ciné | 04 Février 2017

Magritte 2017 : Bouli Lanners et Virginie Efira récompensés

Magritte 2017 : Bouli Lanners et Virginie Efira récompensés
© Reporters
Une sympathique 7e édition des Magritte s'est déroulée ce 4 février au Square, à Bruxelles, assurant le triomphe de Bouli Lanners avec "Les premiers, les derniers" et du jeune Guillaume Senez avec "Keeper". Et une première : Virginie Efira et Astrid Whettnall ex-aequo comme meilleures actrices.

Superbe présidente, Virginie Efira a complétement fait oublier les petits ratés du lancement de cette 7e édition des Magritte, animée pour la première fois par la comédienne surtout connue au théâtre Anne-Pascale Clairembourg. Même si la présentation de Clairembourg était de la dynamite et très drôle, il faut reconnaître que la nouvelle venue a ramé lors du démarrage, ponctué par une séance de « bonsoir » adressés « même à tous ceux qui ne savent pas qu'on existe. » Ces bonsoirs, il est vrai, tombaient dans un silence glacial comme les parterres des grandes soirées de cérémonies en ont le secret. Au point qu'on sentait le stress de l'animatrice grimper dangereusement au thermomètre. La faute aussi à des textes de Thomas Gunzig assez durs à apprécier comme entrée du repas. Après un petit message de François Damiens, en vacances à la plage sous le soleil de « paradis fiscaux », souhaitant bonne réussite à Virginie Efira, la président de la soirée est arrivée et tout de suite, c'était l'effet « Wouah Efira » ! « Vous avez misé sur la bonne personne, Magritte, we make you great again », lance Virginie, soudain atteinte de la folie des grandeurs - on dit aussi la trumpmania. « C'est l'heure du changement ! Trop de Magritte pour trop peu de gens, les mêmes nommés chaque année, pauvre Bouli, Joachim forcés chaque fois d'aller chercher les prix ! Mais c'est fini, on va construire un mur », et se tournant vers Clairembourg : « Attention, parce que je sais par où t'attraper, toi ! » Référence aux manières de Trump avec les femmes ! Mais il faut bien que Virginie se fasse à l'idée, présidente des Magritte, c'est avant tout honorifique : « Pas de pouvoir, réforme, privilèges ? » Hé non.

La soirée va dérouler ensuite sa traditionnelle litanie de prix. Un moment d'émotion, quand le Magritte d'honneur, après un discours assez fort du réalisateur Lucas Belvaux, est remis à AndréDussollier, accueilli sur scène pour une standing-ovation sincère, à la hauteur de la carrière de ce "débutant" de 70 ans. « Je suis un débutant, je viens de tourner mon premier film dans le cinéma belge, avec Lucas Belvaux. »

Les Magritte ont récompensé largement Bouli Lanners et son "Les premiers, les derniers", ainsi que "Keeper", de Guillaume Senez ce qui veut dire aussi que Joachim Lafosse est reparti bredouille avec "L'économie du couple", tout comme François Damiens dans "Les cowboys". Il n'y a pas moyen de ne faire que des heureux, mais au moins il y a une certaine diversité. Cinq prix pour Bouli, "épuisé de trop d'émotion" avec les Magritte du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur second rôle masculin (David Murgia), meilleurs décors et costumes. Trois Magritte pour "Keeper", meilleur premier film, meilleure actrice dans un second rôle (Catherine Salée), et meilleur montage. Elle a plutôt filé vite, cette soirée, et permis de parler des nouveaux, c'est déjà pas mal. Ainsi "Je me tue à le dire" n'est pas oublié, avec le Magritte du meilleur scénario pour le réalisateur Xavier Seron et le Magritte du meilleur acteur pour avec Jean-Jacques Rausin.

La surprise sera venue de la remise du prix de la meilleure actrice : Virginie Efira pour "Victoria" et Astrid Whettnall pour "La route d'Istanbul" se partagent ex aequo le prix. Une première qui permet d'éviter trop de mauvaises figures. Entre le choix de récompenser le cinéma d'auteur ou une actrice populaire, autant se réjouir d'avoir les deux.

Jean-Jacques Lecocq


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