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24 / 07 / 2017
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Ciné | 12 Juillet 2017

"La planète des singes" : la boucle est bouclée !

Avec "Suprématie", le reboot le plus réussi du cinéma s'achève là où commençait le film de 1968. Avec un César plus vivant que jamais.

Parmi les blockbusters les plus attendus cet été, "La planète des singes - Suprématie" s'est taillé une place à part. D'abord car il est censé être l'apothéose finale d'une trilogie qui a pulvérisé les limites de la performance capture. Ensuite, parce que ses créateurs se sont arcqueboutés à l'idée de réaliser un préquel fidèle à "La planète des singes" de 1968. Quelle que soit la manière d'y arriver, le final doit pouvoir expliquer qu'un jour un cavalier, incarné par Charlton Heston, découvre sur une plage déserte la tête rouillée de la statue de la Liberté. Pour ces raisons, le film de Matt Reeves est réussi.

Cet épisode nous raconte donc l'affrontement ultime entre César et sa troupe de singes contre une armée dirigée par un colonel impitoyable (Woody Harrelson), qui sait que l'humanité joue sa dernière carte dans ce combat. Surtout qu'une nouvelle mutation du virus qui a anéanti les humains menace de rendre muets les ultimes survivants contaminés…

Mais si le film est réussi, il est loin d'être parfait. Preuve qu'on s'habitue à tout, on continue d'être épaté par le rendu des personnages de synthèse, mais on est déçu quand, après une montée en puissance prenante centrée sur les singes, l'histoire se fourvoie dans le film de prison. Le colonel, lourdement inspiré du personnage de Marlon Brando dans "Apocalypse Now" (on voit même un tag "Apecalypse Now"), s'amuse comme un petit fou avec ses détenus, face à un César prêt au sacrifice sur la croix. Mais le temps devient long et l'intrigue prend l'eau... Il y a des bourdes étonnantes pour un blockbuster de ce niveau – Matt Reeves et son scénariste Mark Bomback n'ont certainement pas un passé de stratèges militaires (le réservoir dont l'explosion peut détruire tout le camp et qui est placé en pleine zone de bataille, c'est digne d'une série B).

Une réplique culte aussi risque d'être celle du colonel annonçant que si César, "au matin, est encore en vie, qu'on le mette au travail. Sinon qu'on l'exécute !" Et la manière de résoudre une bonne fois pour toute la problématique de l'humanité tient du deus ex machina le plus invraisemblable.

Mais les dernières secondes réduisent notre déception, avec le petit Cornélius, fils de César, qui joue dans dans un paysage raccord avec celui où, quelques années plus tard, un vaisseau spatial est supposé venir se perdre… On attend maintenant le prochain rendez-vous avec Matt Reeves, qui reprend la licence "Batman", toujours avec Ben Affleck. A Variety, il a confié que le justicier lui rappelle d'ailleurs César : « C'est un personnage au passé trouble qui s'en prend à lui-même pour tenter de faire le bien autour de lui dans un monde corrompu. » Il voudrait signer une trilogie digne de celle de Christopher Nolan. C'est tout le mal qu'on lui souhaite.

Jean-Jacques Lecocq


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