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27 / 03 / 2017
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Ciné | 06 Avril 2016

"A bigger splash" se frotte à "La piscine"

Dakota Johnson et Matthias Schoenaerts tentent de mettre le feu au remake du film culte qui réunissait Alain Delon et Romy Schneider. Mais le pétard est un peu mouillé...

Plus de 45 ans après la sortie du chef-d'oeuvre de Jacques Deray, le réalisateur italien Luca Guadagnino s'attaque au remake de "La piscine". Pas vraiment un remake d'ailleurs, plutôt une variation arty, voulue par StudioCanal, qui possède les droits du film. L'histoire change peu : un couple en vacances reçoit l'ancien amant de la femme, accompagné d'une jeune beauté présentée comme sa fille. Sous le pesant soleil méditerranéen, le désir et la jalousie se frottent entre les quatre protagonistes jusqu'à l'explosion meurtrière. Mais le retentissement de ce film culte tenait moins à son scénario qu'à la réunion de deux stars absolues de l'époque, Alain Delon et Romy Schneider.

Nous revenons dans votre Ciné-Télé-Revue de ce 7 avril sur l'histoire de leur rencontre et de leur passion, suivie par une rupture retentissante et les retrouvailles sur ce tournage à jamais inoubliable.

Guadagnino, pour se démarquer, a déplacé l'intrigue sur l'île volcanique de Pentelleria, en Italie, traversée par quelques migrants comme un rappel à la réalité. Mais ce que tout le monde attendait de voir, c'est qui allait remplacer le couple mythique. Le réalisateur italien a misé sur la beauté froide de Tilda Swinton en rock star aphone ! - pour remplacer la sensualité de Romy Schneider. Une drôle d'idée a priori, mais le contraste fonctionne. Matthias Schoenaerts, lui, hérite du rôle de son compagnon. L'Anversois qui aimerait se réincarner en chat s'il avait le choix arrive à transmettre une séduction brute et maladroite tout en puissance contrariée qui se démarque clairement du félin Delon, mais ne démérite pas.

Pour prendre la place de Maurice Ronet, en ex-amant vénéneux, l'excellent Ralph Fiennes campe un père loufdingue ancien impresario des… Rolling Stones. Ce qui nous vaut une scène de danse assez drôle. Et dans le rôle de la jeune fille en fleur, aiguillon des tentations ? Dakota Johnson, évadée pour les vacances des griffes de Christian Grey.

Si les comédiens vont de bons à carrément brillants (la palme à Fiennes !), beaucoup d'idées font plouf, qui ont juste l'air d'exister pour trancher avec l'oeuvre originale. L'ambition pop-rock pour faire actuel, la confrontation des époques avec la passion, la décadence joyeuse et la liberté d'hier qui se heurtent au conformisme d'aujourd'hui, à l'hypocrisie de notre époque de Tartuffe, ne fonctionnent que sur papier. Sur l'écran, ça se traduit pas des scènes gauches sur une musique de thriller… Et là, on prend l'eau. Mais la déception vient de Dakota qui, teinte en blond pisseux (mais qui a osé !?), semble égarée dans cette histoire aux codes érotiques européens.

Jean-Jacques Lecocq


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