[12:07] La saga Obama, mieux qu'une fiction hollywoodienne [10:57] M.Pokora "à l'état sauvage" [10:03] Tout, tout, tout vous saurez tout sur Trump [09:22] Le seul Baldwin à aimer Trump [07:57] Miguel Ferrer a perdu son combat contre le cancer [18:47] Investiture de Trump : qui sera là ? [16:13] Pas drôle, Valérie Lemercier ? [15:53] L'interprète de "La Lambada" n'est plus [15:41] Isabelle Huppert : "L'Eurovision peut être une sanction" [14:52] Les Kids United bientôt séparés !
20 / 01 / 2017
EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrerEnregistrer
EnregistrerEnregistrerEnregistrer

Ciné | 10 Janvier 2017

Pourquoi "La La Land" va vous emporter...

Pourquoi
DR
Hommage à Hollywood et aux comédies musicales d'autrefois, le film avec Emma Stone et Ryan Gosling est l'évasion et le bout de rêve dont on a tous bien besoin aujourd'hui.

Parce qu’il n’est toujours pas sorti en Belgique – encore deux semaines de patience ! -, vous devez vous demander ce qui fait de "La La Land" ce film si unique qui vient de rafler 7 Golden Globes et écraser tous ses concurrents. Pour l’avoir vu, j’écrirais avant tout qu’il est le moment d’évasion dont la planète a vraiment besoin en cette période des plus troublées, et en particulier cette Amérique si divisée au sujet de son nouveau président. Comme son nom l’indique, il est avant tout un hommage à Los Angeles, où tout le monde a le droit de rêver tout haut et où certains finissent par toucher les étoiles. C’est là, à Hollywood, qu’on fait la connaissance de deux jeunes artistes en attente de la gloire, Mia et Sebastian, incarnés par Emma Stone et Ryan Gosling. La première est une actrice débutante qui court les auditions, et le second, un pianiste de jazz qui n’a aucune envie de devenir populaire dans le sens commercial du terme. Comme dans un conte de fées, ils entament une idylle qui a des allures de feu d’artifice et de vieux films romantiques, rythmée par des chansons et évoluant dans un Los Angeles idéalisé et parfois irréel. Un parti pris qui est l’un des atouts du film scénarisé et réalisé par l'ultra-talentueux Damien Chazelle, à qui l’on doit déjà l’excellent "Whiplash" et qui n’a que 31 ans.

Clairement, Chazelle est un nostalgique et un amoureux des comédies musicales, de "West Side Story" à "Chantons sous la pluie" en passant, peut-être, par celles du français Jacques Demy. Il a su recréer la magie de ces films tout en donnant au sien une touche très personnelle parce que, d'abord, contemporaine. Même si souvent, on se dit que "La La Land" pourrait se passer à n’importe quelle époque.

Autre grande force du film, l’alchimie entre Emma Stone et Ryan Gosling, qui forment un adorable couple de cinéma ! L’un et l’autre ont gagné un Golden Globe pour leur performance, et ce n’est que justice. Ils ont travaillé d’arrache-pied pour réussir à danser et chanter comme des pros. Déjà bluffante dans "Birdman", Emma est – je pèse mes mots – la meilleure comédienne de sa génération, inspirée et juste dans toutes les registres. Dans la scène où son personnage et Sebastian partagent un dîner intime qui tourne à la mise au point, elle nous fend le cœur… Quant à Ryan, son talent multi-formes marque presque autant de points que ses yeux et son sourire cajôleurs !

"La La Land" contient au moins deux scènes culte, à commencer par celle de son ouverture, qui donne immédiatement la banane ! Je vous en laisse la surprise mais, après ça, vous ne subirez peut-être plus les embouteillages de la même façon. J’ai aussi adoré les premiers pas de danse et frôlements de Mia et Sebastian au "Griffith Observatory", un peu plus tard à l’écran…

En un mot comme en cent, "La La Land", c’est une grande bouffée de poésie, d’espoir et de musique. Où que vous en soyiez dans l’existence, vous allez certainement vous reconnecter à vos désirs et aspirations d’adolescents et de jeunes adultes dans ce film qui parle avant tout du destin et dont la naïveté est la plus jolie qualité. Un peu de rose dans le morose, ça ne se refuse pas.

Pour le rêve, rendez-vous dans les salles belges le 25 janvier.

Jean-Philippe Darquenne, correspondant à Los Angeles.


imprimer imprimer
Digg FaceBook Linkedin MySpace Twitter

Voir toutes les affiches Voir tous les programmes