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29 / 06 / 2017
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Ciné | 30 Mars 2017

Juliette Binoche : "La jeunesse est une question de tempérament"

Juliette Binoche :
© Reporters
Depuis hier au grand écran, l'actrice multirécompensée joue les ados dans "Telle mère, telle fille", face à Camille Cottin. Un choix de rôle aussi libre que sa vie de femme et d'artiste.

Quand on évoque Juliette Binoche, c’est plus l’artiste passionnée de "Trois couleurs : Bleu" et du "Patient anglais" qui vient en tête, ou la recordwoman des trophées – à 53 ans, elle cumule les prix à Cannes, Venise et Berlin avec un Oscar et un César. Pourtant, dans "Telle mère, telle fille", c’est sur le mode comique qu’elle revient, face à Camille Cottin, l’ex-« Connasse » de Canal + ! Juliette y est Mado, une femme de 47 ans qui trouve malin de tomber enceinte en même temps que sa fille – une psychorigide jouée par Camille.

Face à Camille Cottin, vous jouez une mère trop jeune pour sa fille !
La jeunesse n’est pas une question d’âge, mais de tempérament, c’est l’essence du film. J’ai adoré tomber en adolescence, moi qui ai été tout de suite dans la réalisation de ma passion. Je n’ai pas eu le temps de glandouiller sur le sofa ! Je découvre ce plaisir de traîner, de râler, de ne pas vouloir de Nutella ! Moi qui en ai toujours envie et qui dois toujours faire attention !

Mado, votre personnage dans "Telle mère, telle fille" est loin de vous ?
J’ai son côté direct. Sinon, elle est assez loin, par sa nonchalance. Face à Camille, Noémie Saglio me demandait de renvoyer la balle sans monter dans les octaves. Alors que je voulais monter au filet ! C’était nécessaire pour créer le contraste comique, que je marmonne : « Ouais, bof, j’crois qu’je vais avorter », puis « C’est trop tard ? Ouais, bon, j’vais l’garder, alors ? »

Vous-même, la maternité vous a-t-elle effrayée ?
Non ! La vie est plus forte, il y a une confiance innée. J’ai tourné deux films alors que j’étais enceinte d’Hannah (née en 1999 de sa relation avec Benoît Magimel). Je n’avais pas peur ! Un verre de lait le soir et au dodo, ça suffisait ! Quand j’étais enceinte de Raphaël, en 1993 (avec le plongeur André Hallé), je peignais. J’avais beaucoup d’énergie, je pétais le feu ! La vie est faite pour être enceinte, active.

Retrouvez la suite de cette interview dans votre Ciné-Télé-Revue, dès ce jeudi 30 mars en librairie.

Jean-Jacques Lecocq


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