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19 / 08 / 2017
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Actu | 07 Août 2017

La page blanche de Jean-Marc Barr

La page blanche de Jean-Marc Barr
© Reporters
Durant tout l'été, diverses personnalités se livrent à leur manière sur un simple feuillet A4 dans votre Ciné-Télé-Revue. Cette semaine, c'est au tour de l'interprète de Jacques Mayol dans le film-culte "Le grand bleu" de 1988.

  • L’enfance
« J’étais une petite merde, j’aimais bien créer des problèmes. Petit, j’étais gros, à la puberté, ça a changé et j’ai commencé à plaire aux filles. Mon père, de nationalité américaine, était militaire, on a donc beaucoup bougé : l’Allemagne, où je suis né, le Maryland, la Virginie, l’Illinois, la Californie… Et puis la France, pays de ma mère ! Sans réelles fondations, j’ai toujours été “l’étranger”. Venant d’un petit village, mon père m’a formé. J’ai été élevé par des gens gentils, honnêtes et catholiques. »

  • La maxime
« “Moins tu as, moins tu dois travailler, plus tu as de temps libre.” C’est ma philosophie ! Après avoir touché au succès, beaucoup de mes collègues ont dû tourner sans arrêt. Ils ne voient plus leur famille, ils deviennent un produit. Leur existence est définie par la quantité d’argent qu'ils gagnent. Avec “Le grand bleu”, j’ai découvert le côté complètement ridicule de ce qu’était le show-business et je me suis demandé comment en profiter. J’ai alors suivi mon cœur en faisant les choses qui m’intéressent : petit, moyen ou grand rôle, je prends plaisir à tourner. On est des clowns et on sera toujours des clowns, si on se prend au sérieux, on est con ! »

  • Le succès
« La célébrité peut déformer. Après “Le grand bleu”, c’était, par exemple, difficile de prendre le métro, mais je ne voulais pas arrêter de le faire. La réaction des gens qui me reconnaissaient était incroyable : hystériques, ils criaient ! C’était complètement fou ! Je me suis alors dit que je ne devais pas le prendre au sérieux. J’ai continué à prendre le métro, et d’ailleurs, je le prends toujours aujourd’hui. »

  • Luc Besson
« Ma rencontre avec le réalisateur du “Grand bleu” a été fondamentale. Il avait été mis dans la merde par Christophe Lambert, qui devait initialement tenir le rôle de Jacques Mayol. Luc a presque perdu le film. On s’est rencontrés à Londres. Je parlais anglais et français, je n’étais pas mal physiquement, pas cher et il fallait qu’il tourne ! Il a été super pendant cette production, il a pris des risques et il mérite ce succès, car le film a vraiment touché les gens. Mais, en tant qu’acteur, je savais que j’étais à l’opposé de ce que Luc désirait. Il avait un rêve hollywoodien que je n’ai jamais eu. »

  • Le miroir
« Je commence à voir un vieux bonhomme, je veux pourrir comme il faut ! J’essaie de ne pas trop me regarder dans la glace, sinon c’est déprimant. La vie apprend des leçons et je m’efforce de ne pas la compliquer, d’enlever toutes les contradictions. Je n’ai pas de voiture, pas la télé, pas de grandes attaches. J’ai mon fils et ma femme ! J’ai vu mes parents se torturer avec les factures, j’ai compris qu’on était les prisonniers d’un système. Privilégié, je veux trouver une nouvelle manière de vivre : ne plus consommer de viande, par exemple, ça change la vie ! »

La suite dans le Ciné-Télé-Revue de cette semaine.

Sophie Radermecker

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