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23 / 08 / 2017
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Télé | 31 Juillet 2017

Helen Mirren : "C'est un miracle de travailler à mon âge"

Helen Mirren :
© Reporters
L'actrice britannique était de passage en France pour recevoir un prix couronnant son exceptionnelle carrière. Rencontre...

Ce 31 juillet, Arte rediffuse "The Queen", un film pour lequel vous avez reçu un Oscar. Dites-nous tout : êtes-vous royaliste ?
Je dirais plutôt que je suis "reiniste". J’aime bien ce terme. J’ai toujours eu une grande admiration pour Elisabeth II. Je sais qu’il y a une partie du public qui ne l’apprécie pas car elle ne sourit jamais. Mais ce n’est pas une star, c’est une reine ! Le sourire n’est pas obligatoire dans sa fonction, que je sache.

Vous avez reçu une Nymphe d’honneur au Festival de Télévision de Monte-Carlo. On vous a sentie très émue…
C’est exact. C’est un grand honneur pour moi, parce que ma carrière a démarré à la télévision, à un moment où l’industrie cinématographique britannique était dans un sale état. Tous les meilleurs scénaristes et réalisateurs travaillaient alors pour le petit écran. Le cinéma s’est mieux porté ensuite, mais il me semble qu’on retourne à nouveau vers un certain âge d’or de la télé, avec des professionnels très intéressants. C’est très excitant de se dire qu’on peut y faire des choses incroyables par rapport au 7e Art. Je pense notamment aux fictions qui permettent de mieux développer des personnages complexes tout au long d’une saison. J’espère que cette formidable explosion va durer le plus longtemps possible.

Vous avez entamé votre carrière en 1967, avec "Herostratus". Que pouvez-vous nous dire sur cette jeune fille que vous étiez ?
Tout d’abord, "Herostratus" était un film d’étudiant. A l’époque, je n’étais pas actrice, je me destinais plutôt à devenir professeur. Sans grand enthousiasme, je vous l’avoue. Comme je rêvais de percer dans ce milieu artistique, j’ai accepté cette première expérience amusante et sexy. Je n’avais alors aucune idée de la manière dont on devenait comédienne. Je dois donc remercier ce réalisateur qui m’a offert cette opportunité. Même si j’étais très romantique et surtout rêveuse, j’ai toujours cru en moi. Et cela a porté ses fruits. Comme je le dis souvent, mieux vaut croire en soi, car les autres ne le font pas pour vous. Je me souviens que, à la fin des années 1960, je voulais devenir une grande actrice de théâtre comme Sarah Bernhardt. Toute mon énergie et ma concentration tendaient vers cette direction. Telle était ma quête. Puis, au bout de six ans, l’univers entier du cinéma s’est ouvert à moi. Je n’y connaissais rien et j’ai eu tout à apprendre. Aujourd’hui, je me dis que j’ai bien fait d’y plonger…

Vous semblez aussi adorer les films d’action…
J’adore effectivement tourner ce style de long métrage, mais beaucoup moins les regarder. J’aime le côté très technique de ce cinéma, qui permet de plonger le spectateur dans de la fiction qui va au-delà de son imagination. J’apprécie les costumes, les cascades, les décors incroyables, tous les éléments qui construisent un univers. Avec les effets spéciaux actuels, cela me fascine. J’espère être de retour dans le prochain "Fast & Furious". J’implore même d’y être !

Quand vous jetez un œil sur votre longue carrière, de quoi êtes-vous le plus fière ?
Que je sois encore en train de bosser, c’est un peu un miracle. J’ai travaillé toute ma vie et je n’ai jamais eu de grand souci de ce côté, car j’ai toujours pu alterner le théâtre, le cinéma et la télévision. C’est fantastique. Je pense que j’ai eu pas mal de moments importants dans ma carrière, parmi lesquels "Suspect numéro 1", créé en 1991, où je jouais Jane Tennison. Cette série m’a permis de passer, sans encombre, de statut de "petite chose" sexy à des rôles de femmes actives et plus mûres. A l’époque, cette fiction était assez révolutionnaire car il n’y avait pas tant de femmes flics à la télévision, en dehors de "Cagney et Lacey". Tennison était un personnage sans comparaison dans un univers sombre et fort. J’en suis très fière. Par ailleurs, cette performance, qui s’est étalée sur plusieurs années, m’a permis d’apprendre beaucoup sur le plan professionnel. Bref, à 71 ans, c’est une vraie bénédiction d’être ici, occupée à vous parler de ma carrière, mais aussi une malédiction, parce que je passerais bien plus de temps dans le Salento, en Italie, avec mon mari. (Rires.)

Parlez-nous de votre mari, le réalisateur Taylor Hackford…
C’est mon partenaire à vie. Si l’on est assez chanceux pour tomber amoureux de quelqu’un et qu’il devient votre moitié dans la vie, c’est fantastique. Ç’a été difficile pour moi au début car j’avais l’habitude d’être indépendante et de mener ma vie comme je l’entendais. Mais j’ai résisté à mes envies et j’ai finalement compris qu’on était plus solides à deux pour partager ses soucis, ses questionnements, ses décisions professionnelles.

Retrouvez l'intégralité de cette interview dans le Ciné-Télé-Revue, actuellement en librairie.

Fabrice Staal


"The Queen" – 13h35 – Arte


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