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28 / 02 / 2017
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Télé | 24 Octobre 2016

On ne touche pas à Grace Kelly !

On ne touche pas à Grace Kelly !
© Reporters
Olivier Dahan, le réalisateur de "La Môme", s'est pris la pire raclée de sa carrière avec ce biopic mélodramatique démoli de toutes parts.

Il y a dans l’histoire du cinéma des grands moments de solitude d’autant plus mortifiants pour ceux qui les ont vécus qu’ils se sont passés en pleine lumière, sur le tapis rouge du Festival de Cannes. Demandez à la dernière victime en date, Sean Penn, renvoyé avec un bonnet d’âne lors de la dernière édition pour avoir commis "The last face" avec sa future ex Charlize Theron. Quand on passe à côté du Palais des Festivals, on dit qu’on entend encore l’écho des huées. Mais on les confond peut-être avec celles qui ont accueilli, en ouverture de l’édition 2014, "Grace de Monaco" d’Olivier Dahan, avec Nicole Kidman. "Ennuyeux", "affligeant", "idiot", "ridicule", "histoire falsifiée", "fenêtre sur four", voilà les commentaires les plus doux qu’il obtint lors de sa présentation. Les historiens seront les plus virulents, pour qui rien dans le scénario ne paraissait ne fût-ce que vraisemblable. Le film rejoint illico le top des pires flops du cinéma.

Le crime d’Olivier, dont le précédent drame biographique, "La Môme", sur la vie d’Edith Piaf, avait fait l’unanimité ? Faire d’un épisode de la vie de Grace Kelly une histoire romancée à souhait, pas très tendre avec le prince Rainier, sous prétexte de droit à la fiction. L’histoire se déroule en 1962. Mariée depuis six ans, Grace, devenue Grâce de Monaco, est bien retombée de son nuage. Son époux, le prince pas si charmant que ça (interprété par Tim Roth), est souvent absent, la sacrifie au protocole et se montre cassant si elle se plaint. Elle se sent la princesse d’un "royaume sans cœur" et aimerait divorcer. Mais finalement, alors que du point de vue politique, la crise couve entre la principauté et le général de Gaulle, la jeune femme se soumet et renonce même à sa carrière pour se consacrer au devoir de sa charge – elle déclinera la proposition d’Alfred Hitchcock de jouer dans "Pas de printemps pour Marnie". Pour le moins un sujet touchy !

Etrillé partout dans le monde, le film jouit en Belgique d’une publicité un peu particulière, parce qu’une partie du tournage eut lieu à Anvers, à l’Eurocam Media Center de Lint, et à Bruxelles, au Parlement régional. Le plateau le plus fermé au monde, que Ciné-Télé-Revue sera exceptionnellement invité à visiter. Interviewé sur place, le producteur Pierre-Ange Le Pogam nous démentira la rumeur selon laquelle le palais princier aurait censuré le script : « Nous nous sommes entretenus durant une heure et demie avec le prince Albert. Il était très intimidé parce qu’on évoquait sa mère et des choses intimes à propos de ses parents. » Ce qui n’empêchera pas la famille Grimaldi de se désolidariser du projet en raison de ses "inexactitudes historiques", de "scènes purement fictionnelles" et de son "glamour inutile". Olivier Dahan, depuis, n’a toujours pas repris le chemin des plateaux, même si l’on parle d’un "Sold" en préparation. La passion retombée, reste un mélo trop appuyé, dans lequel Nicole Kidman brille par sa… grâce !

Jean-Jacques Lecocq


"Grace de Monaco" – 20h20 – La Une


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