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28 / 06 / 2017
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Actu | 05 Janvier 2017

Cali : "Je suis quelqu'un de positif"

Cali :
© Reporters
Alors qu'il parcourt les routes avec son nouvel album, "Les choses défendues", le chanteur s'est confié en toute intimité sur la genèse de son disque et sur sa tournée.

Comment est né ce 7e album ?
Les chansons sont arrivées tellement vite… Du coup, j’ai prévenu mes musiciens et on a enregistré énormément de titres ensemble, sans rien dire à personne. L’album est né de manière foudroyante.

Pourquoi avoir choisi ce titre ?
Le titre est arrivé directement. J’ai une histoire au fond de moi qui m’a beaucoup marqué. A 16 ans, j’ai fait une fugue amoureuse. C’était une chose défendue. Je suis tombé sous le charme de Louise, une Anglaise de passage dans mon village. Après son départ, je suis allé en Angleterre, puis en Irlande. J’ai appelé chez moi, ma sœur était en pleurs et m’a demandé de rentrer. La police me cherchait. Je suis rentré et je n’ai plus jamais revu Louise…

Quelles sont les choses défendues de votre quotidien ?
Je dirais que je me défends d’être aigri et jaloux. Parfois, on râle pour des choses futiles. Je me défends de ça. Quand je prends une petite caméra imaginaire et que je la mets au-dessus de la situation où je suis, je me dis que je n’ai pas le droit de me plaindre. Je suis quelqu’un de positif.

Votre précédent opus, "L’âge d’or", date de l’année dernière. Vous avez enchaîné rapidement !
La maison de disques m’a dit que stratégiquement, c’était trop tôt. Mais cet album est né des choses de ma vie que j’avais besoin de raconter. Si je sortais ce disque dans deux ans, avec ces chansons-là, c’était trop tard. C’est comme un cri du cœur.

Une chanson porte le nom d’Annie Girardot. Que représente-t-elle pour vous ?
C’est une femme que je n’ai jamais rencontrée, mais sans la connaître, elle m’a donné sa tristesse, sa joie, ses fêlures. Elle a eu des hauts, des bats. Elle a été battue, elle a bu, elle a rayonné et a terminé avec la maladie d’Alzheimer. C’est horrible mais c’est une vie magnifique. Cette chanson évoque surtout l’enterrement de ma maman. J’avais 6 ans. Mon père m’a serré très fort et je me rappelle surtout de son regard, à la fois doux, vif mais faible. Annie Girardot avait exactement le même sur la dernière scène du film "Un homme qui me plaît", de Lelouch. Ça m’a beaucoup marqué !

Dans "Tout va recommencer", vous abordez les attentats de Paris. Est-ce difficile d’en parler ?
C’est difficile d’en parler mais ce n’est pas difficile d’écrire une chanson, car on ne le prémédite pas. Sur ce titre, il y a deux lectures. Je parle d’un couple qui était en stand-by et de la vie post-attentat. J’avais écrit un autre morceau le lendemain de ces terribles événements. Je l’ai chanté une seule fois et j’ai déchiré le texte.

Vous êtes en tournée. Quelle ambiance retrouve-t-on sur scène ?
Je suis dans ma chambre d’ado. Je suis seul sur scène, je n’ai pas de musiciens et je ne sais jamais combien de temps durera le spectacle. Derrière moi, il y a un mur avec des posters de Leonard Cohen, The Clash… J’ai un canapé, mes disques, mes vrais livres de chevets. Comme à la maison.

Vous vous produirez également au Bataclan, un lieu chargé en émotion. Appréhendez-vous ce moment ?
C’était évident d’y aller et de rendre hommage à toutes les personnes qui n’ont pas décidé de mourir ce soir-là. Je ne voulais pas que le Bataclan soit un tombeau dans Paris. Ce sera difficile d’être seul sur scène, mais je me dis qu’il faut y aller comme une autre date, même si ce ne sera pas le cas.

Cali sera en concert le 05/02 au Festival Paroles d’Hommes (Malmedy), le 17/03 au Théâtre de Namur, le 19/03 au Théâtre Royal de Mons et 20/04 au Centre Culturel de Chapelle.

Propos recueillis par Rino Gallo


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