23 / 08 / 2017
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X-Men : Days of future past

Date de sortie : 21 mai 2014

Réalisé par Bryan Singer

Avec Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender

Genre : Action , Science fiction

Nationalité : Américain , britannique

Durée : 2h12min
Dans un futur proche, la guerre d'extinction entreprise par les humains contre les mutants est en passe de se solder par une victoire totale. Retranchés dans leur ultime réduit, Magneto et le Professeur X, ainsi que les quelques X-Men survivants, n'ont d'autre recours, pour sauver leur culture et leur singularité, que d'envoyer un des leurs, Wolverine en l'occurrence, dans le passé pour empêcher l'événement initial qui a mis en marche ce génocide et neutraliser le Dr Trask, l'homme qui a mis au point des robots de 5m de haut pour exterminer les mutants. Pour l'instant, Trask se heurte au refus du sénat américain d'avaliser sa stratégie. Mais le président Nixon témoigne pour son projet d'une oreille plus attentive. La mission de Wolverine est de convaincre un Pr X, qui n'est encore que Charles Xavier, et Erik Lehnsherr, futur Magneto, de se réconcilier pour faire échec au programme d'anéantissement de Trask.
Il y a trois ans, « X-Men : Le commencement » nous entraînait aux origines de la saga, à une époque où Charles Xavier et Eric Lehnsherr, avant de devenir Professeur X et Magneto, étaient encore amis et découvraient simultanément leurs pouvoirs. Un demi-siècle plus tard, âgés et réconciliés, ils joignent leurs forces pour parer à l'extermination des mutants en projetant virtuellement l'un des leurs – Wolverine – dans le temps afin de torpiller le programme militaire fondateur qui, en 1973, est censé décider de leur éradication progressive. Une stratégie mise au point par le Dr Trask et avalisée par... Richard Nixon. On apprend, à cette occasion, que JFK était lui-même un mutant. Autre élément humoristique : le Pr Trask est incarné par le nain Peter Dinklage (« Game of Thrones »), dont on ne comprend pas la rage qui le pousse à anéantir la race des mutants, sinon sa petite taille et l'amertume qu'il en a conçue. Ainsi présenté, le pitch peut paraître ridicule, voire déjà exploité dans d'autres films de superhéros. Or, ce qui fait la singularité de Bryan Singer, le réalisateur, c'est qu'au-delà de l'action et des effets visuels, il confère toujours à son récit un supplément d'âme et une humanité qui le distinguent des divertissements pour ados. En l'occurrence, on retrouve la peur de « l'autre » et la menace imaginaire qu'il représente. Thème d'autant plus cher à Bryan Singer, qu'en tant qu'homosexuel, il sait de quoi il parle. On notera la présence fugitive d'Omar Sy dans le rôle du mutant Bishop. Pas de quoi se relever la nuit, mais pour l'homme à tout faire d'« Intouchables », c'est une voie royale qui lui ouvre le marché américain. (D.D.B.)


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