28 / 05 / 2017
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Under The Skin

Date de sortie : 25 juin 2014

Réalisé par Jonathan Glazer

Avec : Scarlett Johansson, Jeremy McWilliams, Lynsey Taylor Mackay

Genre : Science fiction , Thriller

Nationalité : Britannique

Durée : 1h47min
Une femme morte sur un sol nu, lumineux et froid sans la moindre aspérité, est dépouillée de tous ses vêtements par une inconnue à la silhouette voluptueuse, au visage d'une beauté extraordinaire, mais dénué d'expression. Cette femme se met à arpenter les chemins d'Ecosse, en quête d'hommes à attirer dans son nid pour les faire disparaître, comme une mante religieuse qui dévore ses amants. Cette femme qui a revêtu les habits d'une morte porte en dessous un autre costume, fait de chair humaine. Un trompe-l'oeil pour séduire les humains. Elle vient d'ailleurs, d'une autre planète, et n'éprouve pas la moindre émotions, et encore moins de la compassion, pour ses drôles de créatures prévisibles. A leur contact, elle en apprend cependant plus sur leur sensibilité.
Au vu des images « volées » qui ont circulé sur le Net et dans la presse avant sa sortie, sûr que la principale attraction de ce film de science-fiction restera Scarlett Johansson en tenue d'elle-même ou, si vous préférez, ne portant « rien d'autre qu'un peu d'essence de Guerlain dans les cheveux », comme le chantait si bien Gainsbourg. Pour le reste, ce film est un ovni. Oui, le jeu de mots est facile, mea-culpa ! Scarlett est donc un top extraterrestre bleu nuit sous sa peau d'être humain qui attire dans son antre les mâles à qui elle plaît – et ça en fait un paquet. Piégés, ils sont proprement liquéfiés... Attention cependant, le réalisateur britannique Jonathan Glazer, qui a déjà signé l'assez barré « Birth », prend le parti pris du film expérimental, à des années-lumière d'un traitement hollywoodien ou de film d'horreur. C'est pour ça qu'on a droit à l'Ecosse prolétaire et déprimante, à des dialogues rares et à des trouvailles visuelles qui tiennent de la performance de plasticien contemporain. Certaines sont d'ailleurs vraiment belles. Le plus fort, c'est que Glazer ne paraît pas une seconde sincère dans sa démarche. La façon de héler le chaland avec la nudité de Scarlett Johansson en est la preuve. Paradoxalement, cela rend le film plus agréable à regarder. Moins prétentieuse, la tentative d'escroquerie est plus intéressante qu'un réel film d'auteur cérébral. (J.-J.L.)


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