29 / 06 / 2017
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Snowpiercer, le Transperceneige

Date de sortie : 12 mars 2014

Réalisé par Bong Joon-Ho

Avec : Chris Evans, Jamie Bell, Tilda Swinton

Genre : Drame , Science fiction

Nationalité : Sud-Coréen

Durée : 2h05min
En 2031, la planète est entrée dans une nouvelle ère glaciaire après l'échec catastrophique d'une expérience climatique. Les derniers survivants se sont réfugiés dans un train gigantesque, d'une résistance extraordinaire : le Transperceneige. Il a été conçu par un entrepreneur visionnaire, Wilford, qui voulait un train capable de faire le tour du monde en un an exactement. Depuis son lancement, il va y avoir dix-huit ans, il tourne sans s'arrêter. Pour y faire régner l'ordre, l'élite, en tête de locomotive, domine les classes inférieures d'une main de fer. Révolté par cette injustice, Curtis, qui a passé la moitié de sa vie à l'arrière du train, prend malgré lui la tête d'un groupe de rebelles. Une lutte sanglante et cruelle, visant à prendre possession de la motrice du convoi, s'enclenche.
Attention, voici un faux blockbuster, mais un véritable phénomène qui s'arrête dans nos salles. L'histoire d'une lutte de survie, de pouvoir et des classes menée par les derniers survivants de l'humanité à l'intérieur d'un train brisant la neige éternelle qui recouvre désormais la Terre. Ce film d'anticipation à glacer le sang est l'adaptation d'une bande dessinée des années 1980 du dessinateur Jean-Marc Rochette et du regretté Jacques Lob. Avec Chris « Captain America » Evans dans le rôle principal, on pouvait craindre un gros machin hollywoodien. Il n'en est rien. A la barre, le Sud-Coréen Bong Joon Ho, pour son premier film en anglais, n'a cédé sur rien. Même le tout-puissant Harvey Weinstein n'est pas parvenu à lui faire couper vingt minutes sur les 126 au total, pour mieux correspondre aux standards du film d'action. Punition : le « Transperceneige » sort dans un nombre réduit de salles aux USA. Il a bien fait de résister. Encore plus sombre que la BD, son adaptation de passe comme un TGV tout en inspirant un sentiment d'oppression rare. Magistralement réalisé, barré comme on peut l'être après un trop grand confinement (la folie raisonnée de Tilda Swinton!), le film est une véritable dystopie, qui manie en plus les références avec brio. La présence de John Hurt en rappel de « 1984 » comme celle de l'apprenti dieu de « Truman Show » Ed Harris en témoignent. (J.-J.L.)


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