27 / 06 / 2017
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Le Crocodile du Botswanga

Date de sortie : 19 février 2014

Réalisé par Fabrice Eboué, Lionel Steketee

Avec Thomas Ngijol, Fabrice Eboué, Claudia Tagbo

Genre : Comédie

Nationalité : Français

Durée : 1h30min
Leslie Konda, jeune footballeur français talentueux, repéré à son adolescence par Didier, un agent de faible envergure qui a su le prendre sous sa coupe, vient de signer son premier contrat d’attaquant dans un grand club espagnol. Dans le même temps, sa notoriété grandissante et ses origines du Botswanga, petit Etat pauvre d’Afrique centrale, lui valent une invitation par le président de la République en personne : Bobo Babimbi, un passionné de football, fraîchement installé au pouvoir après un coup d’état militaire. Leslie se rend donc pour la première fois dans le pays de ses ancêtres accompagné par Didier pour être décoré par le président Bobo, qui s’avère rapidement, malgré ses grands discours humanistes, être un dictateur mégalomane et paranoïaque sous l’influence néfaste de son épouse. A peine ont-ils débarqué que Bobo conclut un deal crapuleux avec Didier : faire pression sur son joueur afin que celui-ci joue pour l’équipe nationale, les Crocodiles du Botswanga.
Fort du succès surprise de « Case départ » en 2011, le comique Pascal Eboué, scénariste, coréalisateur et interprète, s'est de nouveau engagé avec son pote Thomas Ngijol sur la piste du long métrage. Avec une recette différente, mais qui exploite toujours le filon ethnique. Ici, Eboué est un agent de joueurs français qui emmène son jeune poulain sur les terres de ses ancêtres, le Botswanga, dominées par un dictateur de pacotille (Ngijol). Au départ, il s'agit d'un voyage privé, mais voilà que le tyran passionné de foot corrompt sans mal l'agent pour qu'il essaye de convaincre son joueur à la double nationalité de porter les couleurs du Botswanga plutôt que celles de la France. S'il y a bien à ici ou là un peut de papier émeri sous l'humour potache, notamment dans les allusions au passé colonial français, pas question pour Eboué de faire son Chaplin. On est dans le gag pur, brassant le plus large public possible. Pas de scènes trop ambiguës ou dures, mais plutôt du olé-olé avec une poupée en plastique. Ça déforce un peu la comédie. Car si on devine que l'inspiration du personnage lorgne du côté d'Amin Dada et du terrifiant « Dernier roi d'Ecosse », le méchant est ici beaucoup trop bête pour faire peur, même pour rire, et pour alimenter l'intrigue. Tourné essentiellement à Paris et à Cuba, le film n'en est pas moins d'une qualité d'écriture indiscutable, et si les seconds rôles ne sont guère emballants, nos deux comiques s'en sortent haut la main. (J.-J.L.)


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