30 / 03 / 2017
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300 : la naissance d'un empire

Date de sortie : 5 mars 2014

Réalisé par Noam Murro

Avec : Sullivan Stapleton, Eva Green, Rodrigo Santoro

Genre : Action , Fantastique , Péplum

Nationalité : Américain

Durée : 1h42min

Léonidas, le roi de Sparte, et ses trois cents guerriers se sont fait écraser par les armées supérieures en nombre du roi des Perses, Darius. Du moins leur sacrifice a-t-il permis de repousser l'ennemi pendant quelque temps encore et de surseoir au destin. Présent lors du reflux des Perses vers la mer, le général athénien Thémistocle a eu le temps de décocher une flèche mortelle pour le roi des rois. Un crime qui n'allait pas rester impuni par son héritier, Xerxès, travaillé dans l'ombre par la générale de sa flotte, Artémisia. Artémisia est une Grecque qui, enfant, a vu ses parents violentés et massacrés par la soldatesque athénienne. Depuis, elle s'était juré de les venger en passant à l'ennemi. Entre-temps, Thémistocle, conscient d'une invasion prochaine de la péninsule par Xerxès et sa flotte, tente de réunir toutes les cités grecques sous une même bannière. Mais la reine de Sparte, la veuve de Léonidas, estime que ses concitoyens ont déjà plus que contribué à repousser les Perses.

Si vous avez vu « 300 » de Zack Snyder, il y a sept ans, vous ne serez pas dépaysés, malgré l'extraordinaire complexité de l'histoire des cités-Etats de la Grèce antique, de leurs revirements d'alliance, et de la part qui est due à la légende. Mais qu'importe dans le cas présent, puisque ce retour des Perses sur le sol grec repose sur le roman graphique de Frank Miller, qui n'emprunte à l'Histoire que les éléments qui lui permettent de dramatiser son coup de crayon et de couler l'intrigue dans un moule uniformément noir et rouge sang, sur fond d'apocalypse et de mer perpétuellement démontée. C'est d'ailleurs le principal reproche que l'on peut faire à ce péplum survitaminé, mais d'une grande beauté formelle, et qui se regarde sans ennui : cette fidélité outrancière à un modèle, qui fait de « 300 » un objet hybride, ni BD, ni jeu vidéo, ni film en fin de compte, et où le cinéma n'est que le prétexte à une succession de tableaux animés, qui pourraient fort bien ne pas l'être et s'apprécier isolément. Un esthétisme qui confine par moments à la préciosité, lorsque Xerxès ressemble davantage à un go-go boy qu'à un souverain et que Thémistocle et les siens font davantage songer à une pub pour une marque de whisky qu'à une armée en ordre de bataille (DDB).


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