Tanguy Dumortier : "J'entends juste être un passeur"

Tanguy Dumortier : "J'entends juste être un passeur" © Fred Guerdin

Ce dimanche, "Le jardin extraordinaire" nous fait visiter la Corse. A cette occasion, nous avons recueilli les confidences de son présentateur-explorateur.

Hormis qu'elle mérite bien son surnom d'île de Beauté, pourquoi nous emmenez-vous en Corse ?
Tanguy Dumortier : J'ai toujours été passionné par les îles. Mais il y a aussi un intérêt pour l'émission, bien sûr. Etre éloigné de la terre permet à des espèces particulières de se développer. Notre collaborateur scientifique, Johan Michaux, nous explique, entre autres, que les animaux y évoluent différemment que sur le continent parce qu'on y trouve moins de prédateurs. Ensuite, l'université de Liège exploite à Calvi, et ce depuis quarante-cinq ans, une station de recherches sous-marines et océanographiques. Montrer le travail de nos compatriotes est plus que captivant.



A la présentation de cette institution du paysage audiovisuel belge, on peut dire que vous vous sentez comme un poisson dans l'eau…
T.D. : J'adore voyager et transmettre. Avec le " Jardin ", je suis servi : je pars à l'étranger cinq à six mois sur l'année. J'ai par ailleurs monté ma société de production. Le carnet de commandes est bien rempli pour 2017. J'ai notamment des projets en Finlande et à Bali. Je suis très content de satisfaire à l'ambition enthousiasmante de ce programme qui a 50 ans : produire plus nous-mêmes. On a vendu certains de nos reportages à la chaîne publique flamande VRT. Moi-même, j'en ai vendu à National Geographic, en Chine, à la télé publique espagnole TVE. Cela démontre que nous avons un savoir-faire reconnu. Des emplois en dépendent, donc c'est important.

On vous sent extrêmement passionné. Est-ce que votre compagne partage votre univers ?
T.D. : Eh bien, je l'ai rencontrée grâce au " Jardin ", figurez-vous ! Lors d'un reportage au Congo, au centre qui s'occupe des bonobos à Kinshasa, où m'avait envoyé Claudine Brasseur. Fanny y travaillait en tant que vétérinaire. Elle n'a pas encore repris ses fonctions en Belgique, nos deux enfants étant encore en bas âge. Mais je dois tout à Claudine Brasseur : mon métier et ma femme !

Avec un agenda aussi chargé, vous arrivez à vous consacrer à votre famille ?

T.D. : Je passe tout mon temps libre avec nos filles, Louanne et Alizée, qui ont 2 et 3 ans. Evidemment, je les sensibilise au contact avec la nature. Et elles adorent ! C'est le côté magique des enfants, ce penchant spontané. Elles connaissent déjà tous les noms d'oiseaux possibles et imaginables. J'ai vraiment envie de leur transmettre la connaissance de la nature, parce que c'est la clé pour la respecter et y prendre du plaisir.

Vous envisagez de les emmener un jour dans vos bagages ?
T.D. : Elles en ont bien envie, et cela se fera quand elles seront plus grandes. Pour le moment, elles ont un grand globe terrestre : lorsque je les appelle, elles situent toujours où je suis.

Elle remonte à l'enfance, votre vocation ?
T.D. : Des gens comme Haroun Tazieff, le commandant Cousteau m'ont donné envie d'exercer ce métier. Mais surtout les soirées " Exploration du monde " auxquelles je me rendais, gamin. C'est là qu'est née mon envie de raconter des histoires, de transmettre et mettre en valeur le travail des scientifiques. Je n'ai pas l'ambition d'être un héros, j'entends juste être un passeur.



Propos recueillis par Antonella Soro

Retrouvez l'intégralité de cette interview aux pages 26 et 27 de votre magazine

" Le jardin extraordinaire " - 20 h 20 - La Une

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