"Star Wars" dans la "Force" de l'âge !

"Star Wars" dans la "Force" de l'âge ! © DR

Ce 25 mai, on " sabre " le champagne pour les 40 ans de " Star Wars ", qui n'arrête pas de rajeunir grâce aux technologies modernes et ses nouveaux acteurs. Retour sur une saga sidérale au succès sidérant.

Quarante ans, c'est une poussière d'étoile pour tous ceux – et celles ! - qui se souviennent, comme si c'était hier, du moment magique où ils ont découvert " Star Wars ", apparu le 25 mai 1977 dans les cinémas américains et en octobre de la même année en Belgique. Personnellement, j'avais 11 ans à l'époque et j'étais, sans le savoir, le cœur de cible du génial George Lucas. Le mois dernier à la convention anniversaire d'Orlando, l'heureux " papa ", qui a fêté ses 73 printemps ce 14 mai, avouait avoir " adressé " l'histoire de Luke Skywalker, garçon de ferme devenu Chevalier Jedi, à des gens de 12 ans. " Je voulais les aider à entrer dans le monde adulte, sombre et incertain. A cet âge, on va bientôt quitter ses parents, on a forcément peur et on ne sait pas ce qui va se passer. Je voulais montrer ce qui compte dans la vie : les amitiés, l'honnêteté, la confiance, faire le bien et d'éviter le camp du mal. "

A définir comme un " space opera " et non une épopée de science-fiction qui supposerait qu'elle se passe dans le futur de la Terre, " Star Wars " est donc un récit initiatique, inspiré par une foule de choses qui fascinent Lucas : la Bible, la mythologie grecque – " L'Odyssée " en tête –, des légendes du Moyen Age – " Les Chevaliers de la Table Ronde " - et " Buck Rogers " et " Flash Gordon ", ses idoles. Voilà pourquoi on a tellement l'impression d'être en terrain connu dans sa saga dont les décors, eux, sont à chaque fois différents et dépaysants. En 1973, il a déjà écrit un scénario brouillon de quatorze pages, qu'il commence à soumettre aux grands studios. Mais personne ne frémit en tentant de visualiser une " galaxie très, très lointaine " où s'affrontent l'Empire et l'Alliance Rebelle, sévissent Dark Vador et ses Stormtroopers, grommelle Chewbacca et s'impatiente un drôle de droïde… La même année, pourtant, son " American Graffiti ", qui traite de sa propre adolescence, devient très populaire et lui ouvre les portes de la 20th Century Fox, dont le patron Alan Ladd est plus intéressé par son talent de metteur en scène que par sa potentielle guerre des étoiles. Laquelle se tourne dans la douleur et avec un budget qui rétrécit en cours de route. Pour incarner Luke Skywalker, il choisit Mark Hamill, qui a figuré dans de nombreuses séries télé. Agée de 19 ans, Carrie Fisher devient sa Princesse Leia. Mais dans un premier temps, il refuse d'engager Harrison Ford parce qu'il lui a déjà donné un petit rôle dans " American Graffiti ". Celui qui, à l'époque, est encore partiellement charpentier finit par s'imposer pour le personnage du mercenaire Han Solo, qui a lancé sa fabuleuse carrière.

Beaucoup pressentent un flop monumental, mais " Star Wars ", (chronologiquement, le 4e volet de l'histoire), qui devait initialement sortir dans trente-deux salles en Amérique du Nord, est un triomphe immédiat. Et presqu'aussi rapidement, le succès de premiers produits dérivés permet à Lucas de remettre ça trois ans plus tard avec " L'Empire Contre-Attaque " puis " Le Retour du Jedi " (1983), suites qu'il ne réalise pas. Toujours sous sa houlette, une seconde trilogie voit le jour, et le reste, "it's history"... En 2012, il revend son beau bébé à Disney  pour la modique somme de quatre milliards de dollars. Rien que " Le Réveil de la Force ", sorti à Noël 2015, en a rapporté plus d'un… de milliard. De quoi se mordre un peu les doigts. Mais ce qui compte, ce sont les mondes qu'il a créés, et que personne ne pourra jamais lui enlever. "Happy Birthday, Star Wars!" Que la Force reste avec toi pour l'éternité !

Jean-Philippe Darquenne, correspondant à Los Angeles.

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