Nikos Aliagas et François De Brigode, fondus de photos

François De Brigode et  Nikos Aliagas chez Art22 Gallery, où les photos de Nikos sont exposées. © Eric Herchaft / Reporters
François De Brigode et Nikos Aliagas chez Art22 Gallery, où les photos de Nikos sont exposées. © Eric Herchaft / Reporters

L’animateur star de TF1 présente pour la première fois ses clichés à Bruxelles. Parmi les visiteurs de cette exposition s’est glissé le présentateur du J.T. de la RTBF.

Les branchés Instagram connaissent déjà le talent caché de Nikos Aliagas : sur son compte, ses portraits noir et blanc de stars sont saisissants. Jusqu’au 8 octobre, le public belge aura l’occasion d’admirer en vrai ses œuvres. La galerie bruxelloise Art22 abrite son exposition "Ames grecques". François De Brigode, lui aussi, est un capteur d’instantanés. Il avait hâte de sonder ces clichés esthétiques et poignants comme des toiles dessinées au fusain. Quand deux photographes se rencontrent, cela parle forcément technique. Nous nous sommes immiscés dans leur conversation. Dépouillés de leur image médiatique, habités par le feu de la passion, c’est un Nikos philosophe et un François retombé en enfance que nous avons découverts.

 

Cela vous a pris comment, ce virus ?

François De Brigode : J’ai été très vite passionné quand j’étais gosse, parce que mon père l’était. Il m’a appris à cadrer avec un Rolleiflex. A 17 ou 18 ans, je suis passé aux photos de rock, puis j’ai abandonné parce qu’on a volé mon appareil. Il y a cinq ans, ma compagne m’en a offert un et j’ai refait des clichés dans les Corbières. De fil en aiguille, il y a eu une expo à la Young Gallery, la couverture d’un roman policier, la publication de mes photos sur les nuages. Maintenant, j’ai mon site (debrigode.com), et je publie mon travail au fil des mois.

Et vous, Nikos, est-ce grâce aux stars ?

Nikos Aliagas : Non. J’avais 10 ans quand j’ai découvert, dans une boîte à chaussures chez mes grands-parents, une photo de mon père enfant. Elle a été pour moi une prise de conscience du temps qui passe. J’ai demandé à mon père de m’acheter un appareil, c’était un Kodak Instamatic, puis j’ai arrêté parce que je n’avais pas l’argent pour acheter le matos. C’est revenu grâce au téléphone portable, à Instagram. Mon but n’était pas de faire des photos pour exposer, mais juste partager. Le partage est devenu jeu, puis habitude et maintenant nécessité. C’est un besoin viscéral de m’exprimer, je ne peux plus m’en passer.

L'intégralité de cette interview est à lire aux pages 22 et 23 de votre Ciné-Télé-Revue. En vente dès ce jeudi 14 septembre.

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