Michel Cymes : "Il faut apprendre les gestes qui sauvent"

Michel Cymes : "Il faut apprendre les gestes qui sauvent" © Nathalie Guyon/FTV

Dans "Le test qui sauve", le toubib du petit écran nous montre comment réagir quand surgit un danger : un enfant qui s'étouffe, un collègue qui fait un malaise…

Vous n'avez pas votre pareil pour aborder des thèmes très utiles qui parlent à tout le monde…
C'est le but. Les gestes de premiers secours sont un problème énorme en France. Les gens ne savent pas les faire ou n'osent pas, car il y a plein d'idées reçues. Il est impératif d'en parler, d'éduquer. Si vous ignorez comment réagir, vous ne faites rien, et il n'y a rien de pire que de ne rien faire devant un blessé. Bien sûr, quand on ne sait pas, il vaut mieux s'abstenir. Mais laisser mourir quelqu'un devant soi parce qu'on n'a pas appris, c'est quand même dramatique, et c'est malheureusement quotidien.

Former la population aux gestes des premiers secours doit être un impératif ?
Une obligation ! Je trouve dingue qu'aujourd'hui, on ne profite pas du passage du permis de conduire pour apprendre à tout le monde les gestes qui sauvent. Lorsqu'il y a un accident, les premiers à être témoins sont forcément ceux qui sont dans les voitures d'à côté. Quand on aborde le sujet, on entend : " Oh, là, là, c'est la liberté de chacun… " On ne peut rien faire bouger sans que ça crée des polémiques.

En l'espace de dix-huit mois, il y a eu 238 morts en France, victimes du terrorisme. Tout le monde est horrifié. Dans le même laps de temps, il y a eu plus de 5000 morts sur les routes, et ça passe comme une lettre à la poste…
Parce qu'on s'habitue. Dès qu'on a deux cents morts de moins, tout le monde crie au miracle. Il y a un certain nombre de personnes qui sont mortes dans des accidents de voiture et qui auraient pu être sauvées si les témoins avaient su faire les gestes.

Avez-vous déjà été confronté à des situations d'urgence hors de l'exercice de votre métier ?

Bien sûr. J'ai pratiqué deux fois la manœuvre de Heimlich chez des gens qui suffoquaient parce qu'ils avaient avalé de travers. Je les ai probablement sauvés. Je me suis arrêté il y a quinze jours pour un accident de scooter en pleine esplanade des Invalides. J'ai la chance d'avoir travaillé au SAMU. Je suis médecin, c'est sûr. Mais il y a tellement de médecins qui ne savent pas faire, hélas. On devrait imposer aux docteurs d'avoir une formation tous les ans.

Vous retrouvez une nouvelle fois Adriana Karembeu. On sent qu'il y a une vraie complicité entre vous…
On est très amis, très complices, on s'adore. C'est un vrai bonheur de travailler ensemble.

Sur la photo du dossier de presse, vous êtes tête contre tête, elle vous passe un bras autour du cou. On dirait un couple du cinéma. Pas envie de monter les marches du Festival ?
On n'est pas du 7e Art, mais de la télévision. Une année, on me l'a proposé. Je n'ai pas voulu. Je suis passé par le côté. En quel honneur monterais-je ces marches ? Je ne comprends pas pourquoi des gens étrangers au monde du cinéma le font, sous prétexte qu'ils sont connus ou présentateurs à la télé.

Fort de votre popularité, vous pourriez avoir envie de toucher à la politique. Un président docteur pour guérir la France, non ?

Cette fois, j'ai l'impression qu'on a un bon médecin à la tête du pays. Chacun son boulot. J'espère que Macron arrivera à le soigner. Il a nommé une femme extraordinaire au ministère de la Santé.

Bernard Alès


"Le test qui sauve" - 20h55 - France 2

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