Bernard Yerlès : "Je ne pourrais pas me passer de Bruxelles"

Bernard Yerlès : "Je ne pourrais pas me passer de Bruxelles" © Reporters

Il est LE Belge qui cartonne depuis des années à la télévision en France. Ce jeudi, on le retrouve cette fois en gendarme désabusé dans "Le secret de l'Abbaye", sur la Une.

Lorsqu'on évoque les acteurs belges qui réussissent en France, on cite généralement Benoît Poelvoorde, François Damiens et Virginie Efira. Mais ce serait oublier un peu vite un autre visage devenu incontournable outre-Quiévrain, mais au petit écran : Bernard Yerlès. C'est bien simple, tenter de faire une liste exhaustive des séries et téléfilms dans lesquels on l'a retrouvé serait impossible en un seul article, tant ils sont nombreux. Mais on ne pourrait pas passer à côté de quelques incontournables comme "A tort ou à raison" (série belge, mais diffusée aussi sur France 3), "Mes amis, mes amours, mes emmerdes" ou encore "Meurtres à l'île d'Yeu". Sans oublier évidemment le carton de l'année dernière, "La vengeance aux yeux clairs", qui marquait le grand retour des sagas sur TF1, et dans laquelle il incarnait avec brio le parrain de la Côte d'Azur, un salaud pur jus ! " C'est savoureux de jouer les méchants, avait-il confié à l'époque à propos de ce rôle, C'est vrai que les producteurs me voyaient jusqu'ici plutôt dans des rôles sympas. Mais, quand on est comédien, on a envie de tout jouer, de travailler sur une palette d'émotions la plus large possible. Ce personnage a un vrai côté scorcésien. "

Humble malgré une carrière de plus de 30 ans à son actif, le comédien de 56 ans avait même accepté de passer des essais pour décrocher le rôle. " Cela ne me dérange pas. Les acteurs américains font comme ça aussi. Il faut toujours avoir confiance dans ses capacités. Je l'avais et j'ai pris du plaisir à travailler les très jolies scènes qu'on m'avait demandé de présenter pour avoir le rôle. " De même, il n'a aucun souci à être étiqueté acteur de télévision. " Je fais des choix de cœur. J'ai déjà privilégié des propositions à la télévision parce que celles émanant du cinéma m'intéressaient moins. Aux Etats-Unis ou en Angleterre, la passerelle entre les deux écrans est plus facile. Et puis, développer des personnages sur la longueur, j'ai toujours aimé ça. "

Il habite toujours Auderghem

Ce jeudi, dans ce téléfilm policier inédit de la RTBF, il campe un gendarme désabusé qui fait équipe, bon gré, mal gré, avec une capitaine de gendarmerie (Fabienne Carat, de "Plus belle la vie") pour élucider la mort d'un moine retrouvé pendu. Un personnage qui lui permet une fois de plus de montrer qu'il peut briller dans tous les registres. Son succès outre-Quiévrain ne l'empêche cependant pas de rester fidèle à ses racines belges, et bruxelloises en particulier. Il se produit encore régulièrement sur les planches chez nous et, surtout, il vit toujours dans la capitale, à Auderghem, qu'il traverse en scooter, même s'il possède aussi une villa dans l'arrière-pays niçois, d'où est originaire son épouse. " Bruxelles est ma ville. Je ne pourrais pas m'en passer. J'ai essayé et j'y suis revenu. J'aime Bruxelles pour son énergie, tout en étant plus calme que Paris. C'est aussi mon identité. Et puis, avec le Thalys, je suis vite en France. "

Frédéric Seront


"Le secret de l'Abbaye" – 20h30 – la Une

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