Anne Richard : "Je commence une nouvelle vie"

Anne Richard : "Je commence une nouvelle vie" © France 2

Ce soir, France 2 diffuse l'ultime épisode de "Boulevard du Palais". L'occasion d'évoquer cette belle aventure avec celle qui l'a incarnée.

C'est la première fois depuis dix-sept ans que vous n'avez pas repris le chemin du "Boulevard du Palais". Que ressentez-vous ?
C'est un regret de ne pas retrouver mes camarades, mais on est tous partis vers d'autres aventures. Jean-François et moi, on s'appelle presque plus que lorsqu'on travaillait ensemble. On se manque.

Votre tempérament vous porte davantage vers le futur que vers la nostalgie ?
Oui, je n'ai pas envie de rester dans le passé. C'est important d'avancer. On savait qu'il y avait un moment où ça allait s'arrêter. Il fallait passer à autre chose, même s'il faut le digérer. La chaîne a fait ce choix.

Vous semblez dire que la production a bien fait de prendre l'initiative, car vous n'auriez pas pu le faire ?
Je pense que ç'aurait été difficile, pour Jean-François et pour moi, de décider ça. D'abord parce qu'on sentait que le public adorait la série et on ne voulait pas lui faire ça. Et puis, on avait tellement de plaisir à y travailler qu'on n'aurait jamais réussi à s'arrêter.

Pour vous, c'est une nouvelle vie qui commence ?
Absolument. On se retrouve avec tous les possibles, mais aussi intermittents du spectacle. On a moins la certitude d'avoir du boulot le lendemain. Heureusement, j'ai rapidement retrouvé le théâtre, où l'on me propose beaucoup de projets, et le cinéma commence à me refaire un petit coucou.

Quelle est la réaction du public ?
On vient me dire : " Pourquoi arrêter ce qu'on aime ? On ne comprend pas. " Dans cet ultime épisode, on clôture un peu le passé de Rovère et Nadia. C'est émouvant.

Envisagez-vous un nouveau personnage récurrent pour garder le lien avec les spectateurs ?
Je rejouerai sûrement dans un feuilleton un jour. Mais pour le moment, je souhaite aller vers des aventures multiples. J'aspire à varier les plaisirs. Quel grand bonheur quand on vous appelle pour vous offrir un rôle ! C'est le grand moment de l'acteur. C'est magique.

Vous dites que vous avez soigné votre timidité. Quelle a été votre thérapie ?
Le métier. Je ne suis pas la seule actrice à dire que je me suis libérée grâce à cette profession.

Adolescente, vous étiez une grande fan de Claude François. Il vous a donné envie d'exercer ce métier, et aujourd'hui, vous partagez la vie de son biographe, Fabien Lecœuvre…
J'ai l'impression que le destin m'a guidée. Fabien a son dernier costume de scène. J'ai pu essayer la veste ! (Rires.)

Avoir chacun son appartement, c'est le moyen de s'inscrire pour longtemps dans une histoire ?
Ça s'est presque imposé malgré nous, au début, et ensuite, on a trouvé formidable d'avoir ce luxe, cette liberté d'avoir chacun son univers.

Et vos contes pour enfants ?
L'un s'appelle "Martin et les larmes de sirène" et parle de la préservation des océans. L'autre est l'histoire d'un petit garçon qui vit dans un pays où il y a la guerre. Il va être séparé de son amoureuse par un mur et va tout faire pour passer de l'autre côté.

Bernard Alès


"Boulevard du Palais" – 20h55 – France 2

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