Accusé de harcèlement sexuel, il est viré de Fox News

Accusé de harcèlement sexuel, il est viré de Fox News © Reporters

Contrairement à Bill Cosby et Donald Trump, Bill O'Reilly, la star de la chaîne d'information américaine, n'a pas tardé à être sanctionné !

Voilà, c'est officiel : la chaîne Fox News a annoncé ce 19 avril qu'elle se séparait de Bill O'Reilly, l'un de ses piliers depuis plus de vingt ans. L'homme de 67 ans y tenait tous les soirs de la semaine à 20h, sa propre tribune, "The O'Reilly Factor", et venait de signer un nouveau contrat pour plusieurs années d'une valeur de 20 millions de dollars. Les choses se sont gâtées le 1er avril lorsque le New York Times a révélé que Fox News et sa star avaient versé, sur une période de dix ans, quelque 13 millions de dollars à cinq femmes voulant poursuivre l'animateur pour harcèlement sexuel. Le but de la manoeuvre était évidemment d'acheter leur silence et les faire renoncer à leurs poursuites. Dans la foulée, la psychologue et personnalité de la radio Wendy Walsh a publiquement raconté qu'O'Reilly lui avait fait des avances, puis n'avait pas respecté sa promesse de lui obtenir un travail sur Fox News après qu'elle les eut repoussées. Walsh fut souvent l'invitée du "O'Reilly Factor" au cours de l'année 2013. Son témoignage a fait grand bruit, tout comme le geste d'une cinquantaine de sociétés américaines, qui ont retiré, du jour au lendemain, leurs spots publicitaires du même programme.

O'Reilly avait quitté l'antenne il y a dix jours, pour cause, soi-disant, de "vacances de Pâques". Personne n'y a cru. On attendait son retour incessammment mais, à la place, on a eu, ce mercredi, ce communiqué émanant du président de l'exécutif de Fox News, Rupert Murdoch, et ses fils Lachlan et James. Il dit précisément ; "Après un examen complet et méticuleux des allégations pesant sur lui, notre société et Bill O'Reilly se sont mis d'accord sur le fait que Mr O'Reilly ne reviendrait pas à Fox News."

Rappelons que Donald Trump, ami de l'accusé, avait pris la parole pour le qualifier d'homme "bien" et ajouté : "Je ne pense pas qu'il a fait quelque chose de mal."


Jean-Philippe Darquenne, correspondant à Los Angeles.

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